Les limites de la politique de non prolifération nucléaire de l'otan

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  • Publié le : 24 juillet 2010
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I- LES LIMITES DE LA POLITIQUE DE NON-PROLIFERATION DE L’OTAN
Les limites de la politique de non-prolifération de l’OTAN s’inscrivent dans la crise de la non-prolifération qui secoue le régime de non-prolifération. Notre analyse ici portera sur la crise de non-prolifération en étudiant en particulier la question coréenne et d’iranienne, puis éclairer sur le terrorisme nucléaire et enfinénumérer les blocages des politiques de non-prolifération en général qui touche celles de l’OTAN.
1- Les crises de prolifération (Iran et Corée du Nord)
Depuis la fin de l’année 2002, une succession d’événements semble justifier le titre donné à cette partie, « crise de prolifération ». La Corée du Nord a commencé le cycle en reconnaissant avoir entamé un programme d’enrichissement clandestin, endémantelant les équipements de surveillance de l’AIEA et en expulsant ses inspecteurs. Elle avait par ailleurs annoncé son souhait de se retirer du TNP. Dans le même temps, un membre du groupe d’opposition iranien des Moudjahidin du peuple révélait l’existence de deux sites nucléaires clandestins, Natanz et Arak. Des activités nucléaires non déclarées ont ainsi été mises à jour en Iran. Enfin, à lafin de l’année 2003, la Libye a dévoilé l’existence d’activités nucléaires insoupçonnées, révélant le rôle du réseau international clandestin d’Abdul Kader Khan ().Une dynamique de prolifération a donc été rendue publique durant cette période. Elle se distingue des précédentes par cette conjugaison de signaux.
Toutefois, ces deux crises ont un certain nombre de points communs. L’Iran et la Coréedu Nord disposent de programmes nucléaires anciens, dont les deux pays ont cherché à dissimuler l’ampleur. Téhéran a ainsi fourni des déclarations incomplètes à l’AIEA. Pyongyang a appliqué les accords de garantie de manière peu satisfaisante. Ces crises se sont amplifiées dans la période récente. Pour la Corée du Nord, le point culminant a été l’annonce le 9 octobre 2006 de la réalisation d’unessai nucléaire. Cet événement est à rapprocher de la campagne d’essais en vol de missiles réalisée en juillet 2006. Le caractère pacifique de l’ensemble du programme iranien n’a pu être confirmé par l’OTAN. Téhéran a poursuivi son programme d’enrichissement d’uranium en violation de l’ensemble des résolutions prises par le Conseil de sécurité. Elle a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de sedoter à Natanz d’une cascade prototype de 3 000 centrifugeuses P1 (plutonium 1). Elle n’est pas encore parvenue à ce résultat. Mais elle a développé ses capacités de manière significative. Les deux pays disposent également de programmes balistiques dynamiques. Ils ont coopéré entre eux dans ce domaine, notamment pour se doter de missiles de portée équivalente ou supérieure à 2 000 kilomètres.Enfin, on a soupçonné ces deux États d’avoir développé des programmes d’armements chimiques et biologiques. La Corée du Nord a annoncé son retrait en janvier 2003. Elle a revendiqué la possession d’armes nucléaires et a annoncé un essai (). L’Iran n’a pas pris cette voie. Mais Téhéran revendique la légitimité de ses activités.
Par conséquent, ces crises révèlent les failles du régime denon-prolifération plus particulièrement des mécanismes de contrôle de l’OTAN. Elles sont représentatives des situations auxquelles le TNP peut être confronté aujourd’hui. Au regard de l’universalisation de cette norme, la prolifération étatique ne peut être juridiquement que le fait de pays qui sont parties au traité. Les États proliférant ont le choix entre deux attitudes : soit, rester à l’intérieur du régimeen essayant clandestinement de tirer profit de ses faiblesses (cas iranien) ; soit dénoncer le traité et annoncer leur intention de se doter ouvertement d’une capacité nucléaire militaire (cas nord-coréen). Le cas nord-coréen a révélé que la communauté internationale ne pouvait s’opposer réellement au retrait d’un État du traité. La communauté internationale n’a pas véritablement reconnu le...
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