Les lumière

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Voltaire faisait partie du cercle des Lumières qui ont pour but d’éclairer la population par la raison. Il utilisait le genre romanesque afin de faire passer des messages ou des idées aux peuples tout en évitant la censure que le roi et l’église avaient mis en place.
Ce passage est tiré du livre Candide écrit par Voltaire en 1759. Le nom du personnage principal est le même que letitre « Candide ». Il est un personnage un peu naïf et insouciant qui a vécu presque toute sa vie dans un château. Cet extrait est le moment où Candide s’est enrôlé dans l’armée lors de la guerre entre les Bulgares et les Arabes et où il voit le vrai visage du monde.
Comment Voltaire fait-il la satire de la logique de la guerre à travers le regard fasciné puis apeuré de Candide ?
Nous verrons dans unpremier temps la guerre qui est considérée comme une boucherie par Voltaire et la valeur emblématique de passage sur l’esprit de combat des Lumières.

Nous verrons tout d’abord que cette guerre est ce que nous pouvons appeler une boucherie mais du point de vue de Candide, une « boucherie héroïque ». Ce nom a été permis grâce à la force du passage, l’ironie de Voltaire et le passage macabre.Tout d’abord, à travers le regard de Candide, nous pouvons supposer que la guerre ressemble pour lui à un concert de son et d’instrument. Dès les premières phrases, Candide nous fait un portrait positif de la guerre en utilisant des adjectives valorisants « Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées » l.1 Puis il utilise une accumulation pour nous parler du coté« Harmonieux » de cette guerre « Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons… » l.3. Pour lui cette guerre est comme un spectacle.

Ensuite, nous voyons que Voltaire se moque dans ce passage de la guerre. Pour lui la guerre est ressemble à la guerre avec des soldats de plombs «  Les canons renversèrent […] ; ensuite la mousqueterie ôta […] » l.3-5, il utilise le champlexical du jeu comme celui des enfants qui jouent avec des soldats de plombs. A la fin de la deuxième phrase, nous voyons bien que Voltaire se moque car il utilise un phrase antithétique «  une telle harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer » l.3, il assimile ici l’enfer et le paradis à travers le regard de Candide. Nous remarquons que dans le passage, Voltaire ne fait pas mention directementdes soldats, il ne les qualifie qu’avec des nombres « à peu près six milles hommes de chaque côté » l.4 « environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface» l.5-6 « de la mort de quelque milliers d’hommes » l.7 et dans la ligne 7 «  le tout ». Il nous donne l’impression qu’il ne compte pas des hommes mais du bétail. Et il y a l’expression de «  boucherie héroïque » qu’il utilise parqualifier ce combat alors qu’un meurtre n’est pas un exploit d’un héros mais d’un meurtrier.

Enfin, le meurtre des civils qui n’avait rien à voir avec ce conflit. Candide passe dans des villages où il voit des « des vieillards criblés de coups », des «  femmes égorgés », des «  filles éventrées » qui ont été violé… Voltaire utilise ici les champs lexicaux de la mort et de la brutalité de l’hommedans ce passage. Comment un homme peut-il être considéré comme un héros après ça, pour Voltaire, ce sont de meurtriers.

Nous venons de voir ce que Voltaire considère comme une boucherie héroïque ce qui va nous permettre de montrer que ce passage est un emblème de l’esprit de combat des Lumières.

Nous verrons enfin que ce passage est un emblème des Lumières.
Tout d’abord, Voltaires’attaque à la philosophie de Leibniz, qui fait de l’existence du mal une étape nécessaire dans le meilleur des mondes possibles (philosophie de Pangloss) Pour Voltaire, il est révolté par la guerre et c’est à travers la regard de Candide qu’il veut le montrer à tout le monde. Voltaire s’attaque aussi aux philosophes lâches des Lumières qui ne veulent pas combattre pour renforcer leurs idées...