Les médias durant la seconde guerre mondiale

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 14 (3348 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 1 décembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
Sujets de réflexion autour de la visite du mémorial et du musée de la Résistance

1/ l'importance des médias - 2 / les Français face aux restrictions des libertés.



1/ L'importance des médias dans la Seconde Guerre mondiale et sous l'occupation.

Pendant la seconde guerre mondiale et sous l'occupation, les médias ont joué un rôle important en diffusant beaucoup d'informations auxcivils avec les journaux, la radio, les actualités cinématographiques. Mais ces médias ne disaient pas toujours la vérité : les civils devaient se méfier des informations mensongères, de la propagande et de la censure. C'est pourquoi certains d'entre eux écoutaient les radios étrangères comme Radio Londres...

* Les médias traditionnels étaient les journaux, les affiches, les tracts, mais audébut du XXème siècle il y avait de nouveaux moyens de communications et d'informations: les discours publics pouvaient être amplifiés par des micros et des hauts-parleurs, et même être retransmis par radio (radiodiffusion). La radio permettait d'écouter les informations presque en direct. Le cinéma présentait les actualités filmées de la semaine, des films, des documentaires, des reportages quifrappaient l'imagination par la force des images et des commentaires. Ces nouveaux médias étaient efficaces parce qu'ils touchaient en même temps de nombreux citoyens. Ils pouvaient être un bon support de propagande, c'est à dire qu'ils pouvaient servir à influencer des populations entières.

* Les radios des pays en guerre ne présentaient pas les évènements de la même façon, elle ne donnaientsouvent que des informations en leur faveur, affirmant chacune "leur vérité", contredisant les radios ennemies. C'est ce que l'on appelait "la guerre des ondes". Un slogan célèbre appelait les Français à se méfier de la station de Paris: "Radio-Paris ment, radio-Paris ment, Radio-Paris est Allemand! ". Les radios étrangéres comme Radio-Londres étaient écoutées parce qu'elles donnaient desinformations en défaveur des Allemands.

Les autorités allemandes dans la France occupée et le gouvernement de Vichy dans la France libre interdisaient de les capter ; ils brouillaient les émissions pour les rendre inaudibles. Malgré ces interdictions, certaines personnes écoutaient quand même ces radios, mais en cachette, de peur d'être dénoncés par leurs voisins.

* Il existait même desstations de radios clandestines ( cachées ) qui s'adressaient aux résistants et aux citoyens.
* Souvent les résistants envoyaient des messages par T.S.F (en morse) à d'autres groupes ou aux Alliés au moyen de petits émetteurs portatifs de la taille d'une valise:

Mais la Gestapo était rusée et surveillait les communications : des fourgons spéciaux équipés d'une antenne tournante (unradio-goniomètre) détectaient les signaux radios et indiquaient la direction de l'émetteur T.S.F . Le fourgon se déplaçait dans la ville; avec plusieurs relevés, l'émetteur était localisé précisément par triangulation. Ensuite la Gestapo ou la Milice fouillaient les habitations suspectes et arrêtaient les résistants. (Voir l'exercice de géométrie).

* La presse clandestine, écrivains et poètes"engagés". Les résistants n'étaient pas tous des combattants. Des journalistes, des poètes, des écrivains, des artistes exprimaient leur opinion à travers des journaux, des tracts, des poésies, des chansons et des livres diffusés clandestinement: "Le Chant des Partisans", la "Complainte du Partisan", le poème "Liberté" de Paul Eluard, les poèmes de Louis Aragon... (voir la page poésie2). Même descinéastes, malgré la censure, pouvaient faire passer des idées, comme par exemple le coeur battant de la Résistance dans "Les Visiteurs du soir".
* Pour faire passer des idées simples mais frappantes, on répetait des slogans et des petites chansons. Par exemple Radio-Londres répétait "Ne pars pas...en Allemagne ! Ne pars pas en Allemagne !" afin de décourager les ouvriers volontaires.
*...