Les milieux

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  • Publié le : 27 décembre 2010
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Les milieux de culture en bactériologie

1- Définition

Un milieu de culture est une préparation au sein de laquelle des micro-organismes peuvent se multiplier. Il doit donc satisfaire les exigences nutritives du micro-organisme étudié ce qui implique :
- couvrir les besoins en ions minéraux, en facteurs de croissance, apporter la source de carbone et d’énergie ;
-présenter un pH voisin du pH optimal ;
- présenter une force ionique optimale (le milieu peut être isotonique mais ce n’est pas obligatoire).

2- Les différents types de milieux

Il existe une grande variété de milieux de culture en rapport avec la diversité des exigences nutritives des micro-organismes. On distingue généralement :

- les milieux synthétiques de compositionexactement connue, qualitativement et quantativement. Ces milieux sont surtout utilisés pour l’étude des bactéries autotrophes ou pour étudier les besoins nutritifs d’un germe. Ils sont rarement utilisés en routine à l’exception de quelques uns : Citrate de Simons, Citrate de Christensen, Urée-Tryptophane…
- Les milieux empiriques de composition connue seulement avec approximation cardépendant des matières premières utilisées : extrait de viande ou de levure, peptones, sucres et éventuellement liquides biologiques (sérum, sang…) mais qui conviennent aux micro-organismes étudiés. Ce sont les milieux les plus employés aujourd’hui. Exemple : LB, Columbia, Gassner, Tryptycase soja, Chocolat, …

Une autre distinction de milieu se fait par la consistance de ceux-ci. Eneffet, les micro-organismes se développent parfaitement dans les milieux liquides mais l’isolement bactérien nécessite des milieux solides afin de séparer les différents germes présents dans un prélèvement.

On obtient les milieux solides en ajoutant un agent gélifiant à un milieu liquide. Le gélifiant le plus utilisé est l’agar-agar ou gélose : il s’agit d’un polygalactoside sulfaté présentantla propriété de former avec l’eau un gel solide à une température inférieure à environ 60 °C tout en étant liquéfiable par ébullition, auquel cas, il reste en surfusion (liquide) jusqu’aux environs de 45°C. D’autre part, très peu de micro-organismes sont capables d’hydrolyser l’agar. Il s’agit donc du procédé le plus utilisé pour fabriquer des milieux solides, l’addition de diverses autresmolécules ne posant aucun problème particulier dans ce milieu aqueux. Les milieux solides destinés à être coulés en boîte de Pétri ou en tube ont une teneur en gélose assez élevée (15 g.L-1) tandis que les géloses molles ou semi-solides sont peu gélosées (3 à 5 g.L-1) et présentent une consistance intermédiaire.

3- Description de quelques milieux

3-1 Les milieux non sélectifs

Onregroupe sous ce vocable tous les milieux ne contenant aucune molécule inhibitrice. Ils sont en général de préparation assez simple et généralement peu coûteux. Ces milieux contiennent une base nutritive constituée de molécules azotées (acides aminés, facteurs de croissance diverses…) provenant de l’hydrolyse de produit d’origine vivante (animale, végétale, mycélienne) comme les peptones, les extraits deviande ou de levure.

Souvent, les milieux non sélectifs comportent une molécule et son système de révélation (sucre le plus souvent) ce qui permet une première discrimination des genres mais ce n’est pas obligatoire.

Exemple : La gélose Mueller-Hinton

Infusion de viande de bœuf 300 ml.L-1
Peptone de caséine 17.5 g.L-1
Amidon de maïs 1.5 g.L-1
Agar 17g.L-1

Ce milieu riche est la gélose de référence pour la réalisation d’antibiogramme selon la méthode de Kirby-Bauer. Sa composition (notamment la concentration en magnésium, en calcium, en thymine et en thymidine), son épaisseur sont standardisées (norme standards M6-P du NCCLS). Il permet la pousse de nombreux micro-organismes

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3-2 Les milieux non...
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