Les miserables

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  • Publié le : 28 décembre 2010
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Les misérables, Victor Hugo
Chapitre X « La descente »
De « Fantine depuis la veille ….. » jusqu'à « L’infortunée se fit fille publique »

Le roman Les Misérables a été écrit en 1862 par Victor Hugo, écrivain français très engagé dans la lutte pour une meilleure condition du peuple. Dans cet extrait, il s’attarde sur le cas de Fantine, femme du peuple qui se bat pour subsister et assurerun avenir à sa fille. Nous allons nous demander comment, à travers ce personnage féminin, l’auteur dénonce le sort des femmes du peuple au XIXe siècle. Il nous décrit tout d’abord la déchéance de Fantine puis se pose en juge de la société, responsable, selon lui, de la misère de la jeune femme.

Nous pouvons nous apercevoir que Fantine est victime de la déchéance et vit dans la misère.Cette misère est tout d’abord matérielle. Hugo nous plante le décor de son cadre de vie. « Cellule », « mansarde […] sous le toit » et « galetas » (l.18-19), une accumulation de noms à connotation négative montrant la pauvreté de l’habitation de Fantine. Il fait de même pour évoquer le mobilier lorsqu’il écrit « une loque qu’elle appelait sa couverture, un matelas à terre et une chaisedépaillée » (l.22-23). Grâce à cette nouvelle accumulation de noms péjoratifs, il prouve que la pauvreté est très profonde. Par le parallélisme de la phrase « Elle avait perdu la honte, elle perdit la coquetterie » (l.27), Hugo nous indique que la jeune femme est en train de tout perdre. Il illustre ses propos en évoquant les vêtement de Fantine, ce qu’il fait en utilisant les termes négatifs « vieux etusé », « se déchirai[t] » (l.31-32) à propos du corset, « sales » (l.28) à propos des bonnets et « us[és] » à propos des talons. Le dénuement de Fantine ne s’arrête donc pas aux lieux de vie mais est également visible sur elle-même. De plus, cette situation ne cesse de s’aggraver comme nous le montre la répétition de négations « elle n’avait plus » (l.22) et « elle ne raccommodait plus » (l.29).Cette misère est également physique et morale. Elle abandonne la part de féminité qui lui restait comme le montre la phrase « elle perdit la coquetterie » (l.27). Le fait qu’elle « jet[te] » son miroir » (l.17) est symbolique et prouve qu’elle renonce à faire attention à son image. Cette action indique également le début de sa déchéance morale. L’on apprend aussi que Fantine a les « yeux trèsbrillants » (l.36) ce qui est signe de fièvre et qu’elle « touss[e] beaucoup » (l.37). Elle est donc malade, peut-être gravement. Elle a aussi « une douleur fixe dans l’épaule » (l.36). Toutes ces atteintes physiques renforcent l’aspect misérable de la jeune femme, déjà amorcé par l’état de ses vêtements. Cela annonce aussi très probablement sa mort. Elle perd finalement toute dignité lorsqu’elle seprostitue, cette action étant désignée par le terme général « en vendant le reste » (l.54).

Fantine nous apparaît comme une mère exemplaire, entièrement dévouée à son enfant et prête à tout pour son bonheur. Dans ce cas, comment expliquer une telle descente aux enfers si ce n’est que la cause de son malheur est la société tout entière.
Premièrement, nous pouvons nous rendre compte que lasociété crée un monde hostile à Fantine. Par exemple, ses créanciers, comme le montre l’hyperbole « ne lui laissaient aucun repos » (l.33-34), ne cessent de lui réclamer leur argent. Ils la poursuivent sans relâche, comme nous pouvons le voir à travers le parallélisme « Elle les trouvait dans la rue, elle les retrouvait dans son escalier » (l.34), couplé à l’imparfait d’habitude. Elle estharcelée de toutes parts, ce que confirme la métaphore « elle se sentait traquée » (l.45), la comparant à un animal chassé. Le Thénardier contribue également à cette atmosphère décourageante, bien que cela ne soit pas visible dès le début. En effet, il commence tout d’abord par des termes bienveillants tels que « bonté », pour mettre Fantine en confiance puis continue en la brusquant comme le...
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