Les moeurs et les lecons morales dans l'avare.

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  • Publié le : 27 mars 2011
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Note et appreciations:

« Les mœurs au 17eme siècle comme nous le retrouvons dans l’Avare et les leçons morales de Molière »

L’auteur du texte que nous allons étudier ; l’Avare se nomme Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Il est né le 15 janvier 1622 dans une famille de petite bourgeoisie. Apres des études secondaires effectuées chez les Jésuites, il poursuit des étudesde droit mais sa vocation artistique le pousse à embrasser une carrière théâtrale. Il entretient une liaison amoureuse avec Madeleine Béjart et fonde avec la famille de celle-ci l’Illustre-théâtre en 1643. Apres de longues années difficiles où il connaît la faillite et même l’emprisonnement pour dettes, il connaît le succès en 1655 en tant qu’auteur pour sa pièce l’Etourdi. Sa premièrecomédie-ballet les Fâcheux jouée au Palais-Royal lui permet de s’attirer l’attention et la protection de Louis 14, roi des Français, à partir de 1661. Il parvient alors à atteindre au zénith de sa carrière, et écrit ses plus grands succès qui connaissent la consécration tels : L’Ecole des femmes (1663), Tartuffe (1669), Le Bourgeois Gentilhomme (1670) ou Les Fourberies de Scapin (1671). Il connaît toutefoisune carrière qui se termine en déchéance, se brouille avec son ami Lully et meurt le 10 février 1673 peu après avoir joue Le malade imaginaire.
Malgré les idées reçues, L’Avare n’a pas connu un franc succès lors de ses représentations. En effet la pièce, publiée en 1668, et jouée pour la première fois le 9 septembre de cette même année, est écrite en prose ce que n’apprécie guère le public,lequel public critique également l’aspect trop romanesque de l’intrigue et l’absence d’unité d’action. Pourtant, l’Avare est la comédie la plus jouée à la comédie française après Le Tartuffe. L’Avare est en fait l’histoire d’un père tyrannique et très pingre, Harpagon qui projette des mariages de raison ou plutôt forcés pour ses enfants Cléante et Elise car les conjoints qu’il les destine sont d’unepart très riches et d’autre part ils acceptent de les épouser sans condition. Le terrible vieillard, quant à lui, se réserve la belle et jeune Mariane. Ses deux enfants s’avèrent pourtant ne pas être de cet avis car Elise est amoureuse de Valère (l’intendant d’Harpagon) tandis que Cléante prétend épouser la même Mariane qui est destinée a son père. Pour contraindre son père à lui laisser Mariane,Cléante aidé de son fidèle valet La Flèche dérobe alors la cassette de son père contenant dix-mille écus. Harpagon est donc contraint de lui laisser la jeune Mariane. Le dénouement est heureux : le vieux et riche seigneur Anselme apprend que Mariane et Valère sont ses enfants, Mariane épouse Cléante et Valère Elise. Les thèmes principaux que l’on retrouve dans le texte sont l’argent et par conséquentl’avarice au sein de la bourgeoisie, l’amour, l’hypocrisie, la condition des enfants et celle des maitres et valets.
Que révèlent les mœurs décrites par Molière dans l’Avare sur la société du dix-septième siècle et quelles leçons morales cherche t-il a transmettre a travers le récit de ces mœurs ?
Nous verrons dans une première partie les mœurs révélées par Molière à travers les thèmes del’amour, du mariage, des relations parents- enfants, de la condition des femmes, du traitement réservé aux domestiques, de l’argent et de la justice. Puis dans une seconde partie nous traiterons des leçons morales données par Molière à travers ces mêmes thèmes.

Dans son œuvre, Molière décrit plusieurs mœurs de son temps que nous étudierons dans cette partie a travers lesthèmes de l’amour, du mariage, et des entremetteuses, de la relation parents-enfants, de la condition des femmes, de la relation maitres-domestiques, puis de l’argent ; d’abord d’un point de vue général et ensuite du point de vue des bourgeois ; de la place qu’elle occupait dans leurs vies, de leur avarice et enfin on évoquera les caractéristiques de la justice du dix-septième siècle. Les mœurs...
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