Les musulmans et leur culte en france

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  • Publié le : 29 mars 2011
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Les origines de l’idée de la séparation des Eglises et de l’Etat et pour mieux comprendre les circonstances du vote de la loi de séparation de 1905, il est important de se référer aux situations antérieures à cette loi. La laïcité est donc passé par différentes étapes avant de se concrétiser avec la loi du 9 décembre 1905.
En 1598, avec l’Edit de Nantes qui a mis aux guerres religieusescommencées en 1560 ; le Roi Henri IV proclame le royaume catholique. Le catholicisme est donc religion de l’Etat. L’Edit de Nantes est une étape importante dans le renforcement du pouvoir royal absolutiste en France. Selon Pierre Joxe, l’Edit de Nantes marque un tournant dans l’histoire des mentalités : « Sa signature opère une distinction entre le sujet politique qui doit obéir à la loi du Roi dans lasphère publique et le croyant libre de ses choix religieux dorénavant cantonnés dans la sphère privée »1
Au XVII siècle Louis XIV monarque soucieux de l’homogénéité du royaume aboutit à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685. Cette logique politique prétend refonder le royaume sur l’homogénéité de la religion du souverain et de ses sujets. La religion devient de ce fait un instrument de contrôlesocial. Avec la révocation de l’Edit de Nantes les liens entre la monarchie et l’institution ecclésiastique sont de nouveau resserrés aux bénéfices des deux institutions
L’émergence de la laïcité :
Avant 1789 l’Eglise et l’Etat sont unis et sont alliés. L’Etat reconnait l’origine divine de l’Eglise et l’Eglise légitime l’origine divine de l’Etat. Pae conséquent cette alliance empêche touteémergence d’une liberté de conscience de pensée et de religion
C’est à la révolution française de 1789 qu’on doit la pose des principes de la laïcité avec séparation de l’Etat des cultes, sécularisation, égalité des cultes, et liberté de conscience : « La liberté religieuse a en effet été proclamé par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 aout 1789 : « Nul ne doitetre inquiété pour ses opinions meme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi »2

La période révolutionnaire est caractérisée par un certain nombre d’événements, de décisions de loi, concernant plusieurs domaines. Il y à des conséquences pour les individus, pour la nature de l’Etat, et pour la place réservée aux religions.
Pour l’individu, laliberté d’opinion et d’expression, même religieuse, sont garanties par la Déclaration des droits de l’homme. Avec la reconnaissance
Surtout en 1791-92 les registres paroissiaux sont tenus pat les curés, donc pour les seuls catholiques, sont remplacés par l’état civil tenue par des communes. Par conséquent les naissances, mariages (civils) prennent le pas sur les sacrements ou les cérémoniesreligieuse qui les accompagnent.
Donc pour les individus trois nouvelles acquisitions : la liberté de conscience, et d’expression, légitimité de pluralité de ces expressions et surtout la détermination de l’identité et des droits de l’individu hors de la norme religieuse.
Pour l’Etat, son pouvoir est désormais politique et non religieux, et la légitimité du souverain repose dorénavant sur la nation aulieu qu’elle se repose sur la religion.
Dés 1789, le clergé qui était vu comme une catégorie sociale et politique dotée d’une spécificité et d’un statut particulier, n’existe plus
En 1791 intervient la suppression simultanée des corporations et des congrégations de religieux, comme ces corps intermédiaires organisés les uns les autres sur des religieuses et leur assuraient cohérence, faisaientobstacle entre la nation et son souverain.
Le long XIX siècle ne suffira pas à effacer cette idée née de la Révolution qui consiste à n’accepter que deux instances dans le jeu politique, l’Etat et le peuple, sans la médiation des « corps » de la société civile. En fondant la légitimité de la monarchie sur la nation, en acceptant que le clergé disparaisse comme ordre dans la représentation...
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