Les mythes du seigneur des anneaux

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  • Publié le : 13 juin 2011
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Les mythes du seigneur des anneaux
* Introduction :
Le Seigneur des anneaux est un roman en trois volumes de John Ronald Reuel Tolkien paru entre 1954 et 1955. L’écrivain mit 14 ans pour finir l’aventure de son monde : la Terre du Milieu.
À l'origine, Tolkien souhaitait publier Le Seigneur des anneaux en un seul volume, mais le prix du papier étant trop élevé en cette périoded'après-guerre, l'œuvre fut divisée en trois volumes : La Communauté de l'anneau, Les Deux Tours et Le Retour du roi.

* Biographie de Tolkien :
J.R.R. Tolkien est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Son père meurt à sa naissance. Il partit donc vivre avec sa mère en Grande-Bretagne. En 1900, la mère de Tolkien, se convertit au catholicisme, conversion qui marqua profondément  John. Ilaura une carrière très brillante, notamment dans l'étude des langues modernes et anciennes, deviendra un philologue réputé dans le monde entier. Tolkien est mort en 1973, et le Seigneur des Anneaux fut couronné « Livre du Siècle » par les anglais en 1997. C'est le livre le plus vendu dans le monde après la Bible.

* Les influences et les mythes de Tolkien :
Le Seigneur des anneaux est nédes passions de Tolkien : la philologie, les contes de fées ainsi que les sagas norroises (Beowulf, les Eddas, le Kalevala…). L'idée de l'Anneau Unique qui gouverne le monde et trompe son porteur est présente dans le cycle des Nibelungen, saga germanique médiévale reprise par Richard Wagner.
Tolkien ne nie toutefois pas avoir été influencé par la « noirceur » des années d'écriture du Seigneurdes anneaux; dans une lettre au père Robert Murray il décrit le Seigneur des Anneaux comme « une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ; de manière inconsciente dans un premier temps, puis de manière consciente lorsqu’il la retravailla ».

Plusieurs thèmes mythologiques et catholiques sous-tendent la narration : l'embellissement des humbles, la pitié, le libre arbitre, ainsi quel'attirance pour le pouvoir et la « tentation du Bien » (à laquelle Gandalf et Galadriel manquent de succomber).
Il peut nous paraître absurde de faire disparaître toute référence religieuse au sein d'une œuvre fondamentalement catholique, mais nous devons nous souvenir tout d'abord que le Seigneur des Anneaux prend place en un temps imaginaire situé bien avant la Révélation, avant même lapréhistoire en fait ! Comment rendre chrétiens ses héros au travers des rites dans de telles conditions ? Mais la vraie vue de Tolkien est surtout que le monde féerique ne peut se permettre de plagier la religion (la résurrection de Gandalf par exemple).
Tolkien a aussi participé au travail de traduction de la Bible de Jérusalem en anglais parue en 1966. Or nous trouvons quatre fois employée l'expression«ombre(s) de la mort », expression associée à l'œuvre de Sauron. On pourrait tout autant s'appesantir sur Minas Tirith, la cité du Roi après son couronnement, qui perd son nom pour ne plus devenir que la Cité et qui apparaît résolument comme une figure nouvelle de Jérusalem.
Le Lembas des Elfes, ou pain deroute, parce qu'il gagne en efficacité si les voyageurs se contentent de ce pain sans le mêler à d’autres aliments, et parce que ses vertus sont d'abord spirituelles, a pu être comparé à l'Hostie, ce dont Tolkien s'est défendu en invoquant les mêmes raisons que pour la résurrection de Gandalf. Ainsi la Compagnie de l'Anneau quitte-t-elle Fondcombe avec sa mission àaccomplir un 25 décembre, jour de Noël dans le calendrier catholique, jour de l'incarnation et du début de la rédemption du Monde. Tout comme c'est le 25 Mars que l'anneau est détruit et que commence un nouvel âge, date qui est traditionnellement dans l'Église le jour de l'Annonciation, fête de la conception du Christ, mais aussi selon certains Pères de l'Eglise la date de la crucifixion, et...
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