Les obsèque de la lionne

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  • Publié le : 25 avril 2010
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Introduction
La Fontaine a commencé à écrire sous le règne de Louis XIV. Cette fable est tirée du second recueil, publié en 1694. L'une de ses protectrices était la marginale Mme de la Sablière. C'est par les contes, puis par les fables, sur le tard, que La Fontaine a connu la gloire. Le second recueil est dédicacé a Mme de Montespan. Les fables de ce recueil sont plus philosophiques, pluslongues que celles du premier. Les fables sont liées les unes aux autres de façon fantaisiste:
livre 7 => politique
livre 8 => philosophique
La Fontaine est quelqu'un de poétique qui aime beaucoup la solitude; il n'invente pas le sujet de ses fables (sauf pour une vingtaine), il les adapte


Lecture méthodique linéaire
Les axes étudiés ici sont la satire et l'art du fabuliste
Ici lafable est divisée en 5 parties:
vers 1 à 16 : premier acte de la comédie
vers 17 à 23 : parenthèse et intervention du narrateur
vers 24 à 38 : coup de théâtre, deuxième acte
vers 39 à 51 : deuxième coup de théâtre, troisième acte
vers 52 à la fin : moralité

L'art du fabuliste: il a construit sa fable comme une pièce de théâtre. La moralité est tout au long de la fable, le récit estriche en pensées.
I) Le premier acte
1) Scène d'exposition: "la femme du lion mourut"( v.1)
> économie des mots: art du fabuliste
> ambiguïté entre les animaux et les humains: satire

2) 2ème scène (v.2 à 5): les condoléances
Plus longue que la scène 1 > excès des courtisans serviles
"s'acquitter" (v.3) > le verbe montre le devoir > aspect hypocrite des courtisans
"De certainscompliments de consolation" (v.4) > périphrase, c'est plus majestueux, solennel
"Qui sont surcroît d'affliction" (v. 5 ) > passage au présent de vérité générale > vérité satirique (le roi est victime de sa propre étiquette)

3) 3ème scène (v.6 à 10): préparation de la cérémonie
Tout au long de cette scène, on est dans le monde des humains.
"prévôts" (v.8) > contrôlent si tout le mondeest là
"régler" (v.9) > cérémonie pleine de faste
Au cours de cette cérémonie, le roi va vérifier sa puissance et les courtisans vont se faire valoir, c'est un test de leur influence auprès du roi.
"Un tel jour, en tel lieu; ses prévôts y seraient" (v.8) > alexandrin > par ce rythme solennel, on a l'impression d'entendre le roi parler. Pour laisser l'ambiguïté, le rendez vous n'est pasprécisé.

4) 4ème scène (v.11 à 16): la cérémonie
"Jugez si chacun s'y trouva" (v.11) > nouvelle intervention du narrateur, complicité avec le lecteur. {text:soft-page-break} Il souligne en même temps la toute puissance du roi.
"Le prince aux cris s'abandona" (v.12) > Le lion s'abandonne aux cris de la douleur devant tout le monde: c'est un acteur > satire
"Et tout son antre en résonna" (v.13) >retour au monde animalier car la satire allait trop loin
"Rugir en leur patois messieurs les courtisans" (v.16) > vers très ironique le "patois" montre le manque d'éducation et fait référence aux hommes alors que "rugir" est le propre des animaux.


III) Intervention du narrateur
7 vers qui coupent complètement le récit. La Fontaine a besoin de s'expliquer tout de suite et de crier sonindignation. Il utilise un alexandrin, mais qui n'est pas ironique du tout

v.18 > caractère changeant des animaux montré par le chiasme et par une antithèse ou un oxymore. On note que le mot "indifférent" est à la rime, et le caractère hypocrite des courtisans est souligné par le fait que "être" et "paraître" sont aussi à la rime.

v.21 > retour aux animaux > La Fontaine assimile lescourtisans à des animaux > insulte
"caméléon" dénote l'esprit changeant des courtisans
"singes" l'esprit flatteur

v.22 > on remarque une antithèse ("un"/"mille") et une hyperbole ("mille")
v.23 > les ressorts sont les courtisans, pas les animaux (référence à la théorie de Descartes). C'est une moralité vibrante


III) Le deuxième acte
1) scène 1:coup de théâtre:
"le cerf ne pleura...