Les oeuvres dites "classiques"

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1268 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 9 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Depuis toujours, on caractérise certaines œuvres, que ce soit dans la littérature, le cinéma ou encore la musique, de classique : les symphonies de Ludwig van Beethoven, les films à suspense d’Alfred Hitchcock, ou encore les pièces de Molière. Roger Planchon disait : « Nous aimons cette pièce car elle a été écrite le mois dernier, c'est pour nous la définition d'un classique » dans le programmede George Dandin de Molière en 1958. La critique littéraire ne commencent qu’à la fin du XVIIIeme siècle, il conviendra de s’interroger sur les éléments qui aujourd’hui peuvent permettre de ranger arbitrairement une œuvre. Et ainsi de la définir comme un classique ou non.
En premier lieu, il sera donc intéressant de montré ce qui caractérise ces pièces classiques qui témoignent pourtant d’uneépoque révolue, puis ensuite d’étudier ce qui peut être capable de les rendre immortels.

La première utilisation du mot « classique » vient du I siècle après Jésus Christ. Alugelle qualifie ainsi, dans Les Nuits Attiques, les bonnes œuvres de la période précédente. A savoir des ouvrages telles que ceux de Horace, Virgile, Cicéron, Sénèque ou encore Lucrèce.
Les classiques littéraires sont desœuvres qui pour la plus grande partie date de plusieurs siècles, et parfois même de plusieurs millénaires grâce par exemple au théâtre de l’antiquité dont beaucoup de ses pièces restent encore en mémoire. Ainsi il est souvent difficile de faire réagir pareillement les spectateurs ou les lecteurs du XXIeme à ceux d’il y a plusieurs centaines d’années. Ainsi cette pièce de Molière, George Dandin, comportebeaucoup de farces qui ne font plus tellement rire aujourd’hui de part leurs thèmes. Beaucoup de choses ne sont aujourd’hui plus actuelle. Ainsi lorsque de grand auteurs soulevaient par exemple la question des origines sociales et de la différence entre des classes distinctes de la population, cela intéressait le spectateur. Tel que dans la comédie de Marivaux : Le Jeux De l’Amour et du Hasard,où celui-ci retourne l’ordre établie, trouble les préjugés et inverse les rapports entre maîtres et valets. Aujourd’hui, de part la modification des mœurs et de la culture, les différences sociales entre maîtres et valets ne passionnent plus le lecteur ou le spectateur. Celui-ci se sent plus proche, par exemple, des problèmes entre employeurs et employés, que de ces soucies lointains. Ceci restetrès différent de ses préoccupations actuelles. Tout comme les mœurs et la culture, le langage s’est aussi transformé. Ainsi depuis longtemps déjà, notre théâtre et notre littérature se confrontent à un monde dont le vocabulaire et les expressions se simplifient. Des mots peuvent ainsi aujourd’hui porter un tout autre sens, et même ne plus existés. Un spectateur peut ainsi se trouver en grandedifficulté quant à comprendre par exemples les dialogues de la tragédie de Racine, Phèdre.
Le théâtre en lui même, et ce qui en faisait son succès il y a des siècles, est bien différent de celui que nous voyons aujourd’hui sur scène. George Dandin que cite Roger Planchon est une comédie-ballet, il ne s’agit donc pas seulement d’une pièce de théâtre ordinaire. En effet celle-ci contient des intermèdesmusicaux qui rythme la pièce. Bien que ces parties musicales et dansés eux beaucoup plus à la cour ainsi qu’aux spectateurs, lorsqu’elle fut présentée il y à trois siècles, aujourd’hui ces intermèdes musicaux pourraient paraître très incongrus à un spectateur du XXIeme siècle. Tout comme il aurait sans doute paru incongru à un spectateur du XVIIeme siècle d’apercevoir sur scène des masques, et toutautres accessoires et coutumes qui définissait le théâtre grecque antique. Ainsi la règle des trois unité, et celles des bienséances ne sont plus des règles qui aujourd’hui définissent le théâtre moderne. Ces règles qui avaient pour but de ne pas éparpiller le spectateur avec des détails comme le lieu ou la date, et qui permettaient à la fois de ne pas choquer le spectateur ainsi que de lui...
tracking img