Les ogm

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  • Publié le : 8 novembre 2009
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I. Définition

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique (ensemble de gènes) par une technique nouvelle dite de "génie génétique" pour lui conférer une caractéristique nouvelle.
Ce processus s'inspire des techniques de sélection ou de mutation, qui existent déjà dans le monde agricole.
Les trente dernièresannées ont vu se développer des techniques modernes de "génie génétique", consistant à introduire un ou plusieurs gènes dans le patrimoine génétique d'un organisme et de construire des organismes dits "génétiquement modifiés" (organismes génétiquement modifiés -OGM- et les micro-organismes génétiquement modifiés -MGM). Ces techniques permettent de transférer des gènes sélectionnés d'un organismeà un autre, y compris entre des espèces différentes. Elles offrent ainsi potentiellement la possibilité d'introduire dans un organisme un caractère nouveau dès lors que le ou les gène(s) correspondants sont identifiés.
La transformation génétique peut être effectuée sur de nombreuses espèces végétales, depuis les céréales jusqu'aux légumes ou aux arbres. En tout, ce sont plus
de 60 espèces quipeuvent être transformées. Les OGM les plus avancés correspondent surtout à des espèces de grande culture comme le maïs, la betterave et le colza. Les gènes introduits sont très divers mais actuellement ce sont principalement des caractères d'intérêt agronomique qui sont le plus développés.

II. Effets négatifs potentiels sur l’environnement

- Les gènes peuvent atterrir dans des endroitsinattendus. Si un gène 's'échappe', il peut être transmis par un organisme à d'autres membres de son espèce, voire à d'autres espèces. Les gènes introduits dans les OGM ne sont guère une exception, et des interactions pourraient avoir lieu au niveau des gènes, des cellules, des plantes et des écosystèmes. Cela pourrait être grave si, par exemple, les gènes résistant aux herbicides étaient transmis auxplantes adventices.
Jusqu'à présent, la recherche dans ce sens n'a donné aucun résultat tangible, et les scientifiques sont souvent farouchement opposés. Mais les experts sont d'accord sur le fait que l'innocuité des transgènes ou des séquences d'ADN étrangères est encore douteuse et qu'une fois qu'ils se sont propagés à grande échelle, on ne pourra pas les rappeler.

- Les gènes peuventmuter avec des effets nocifs. On ne sait pas encore si l'insertion artificielle de gènes peut déstabiliser un organisme en stimulant des mutations ou si le gène inséré reste stable dans la plante pendant des générations. On ne dispose pas de données probantes sur la question.

-Les gènes 'dormants' pourraient être accidentellement activés et les gènes actifs désactivés. Les organismescontiennent des gènes qui sont activés dans certaines conditions - par exemple, sous l'attaque d'agents pathogènes ou de conditions météorologiques extrêmes. Lorsqu'un nouveau gène est greffé, un gène "promoteur" est également inséré pour l'activer. Ceci pourrait activer un gène "dormant" dans des circonstances fâcheuses. Ce problème concerne particulièrement les organismes à longue durée de vie, comme lesarbres. Parfois, l'expression des gènes est même réduite au silence par des interactions inconnues avec le gène inséré.

- Interaction avec les variétés sauvages et indigènes. Les OGM pourraient rivaliser ou se reproduire avec les espèces sauvages, comme le fait, notamment, le poisson d'élevage. Les plantes transgéniques pourraient constituer un péril pour la biodiversité, en particulier dansles zones qui sont le berceau de cette culture. En outre, elles pourraient supplanter les variétés traditionnelles et leurs parents sauvages qui se sont adaptés au fil des ans aux contraintes locales. Par exemple, des variétés locales d'Amérique latine ont permis à la population de survivre après le mildiou de la pomme de terre qui a frappé l'Irlande autour de 1840. Aujourd'hui, ces plantes...
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