Les origines de la crise chez les classiques et marx.

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  • Publié le : 27 novembre 2010
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Hadj arab
Sidali Groupe B1
Analyse Économique:


Dissertation:

Sujet: Les origines de la crise chez les classiques et Marx.

Introduction:

Les différentes crises qu'a connu le développement du système économique capitaliste, depuis son avènement au 18ème siècle, jusqu'à la conjoncture économique actuelle (qui voit les économies nationales plonger peu à peu dans larécession) en passant par la crise économique de 1929, nous rappellent que le développement du système économique libéral ne va pas sans l'apparition de crises de natures diverses et d'intensités plus ou moins importantes.
La question de la nature et des causes de ces crises avait déjà été considérée par nombre d'économistes classiques, dont Adam Smith, David Ricardo ou Jean baptiste Say, mais aussipar l'économiste Karl Marx. Or, ces économistes sont à l'origine d'une partie des théories qui régissent le fonctionnement et la compréhension du système économique libéral.

Ainsi, afin de mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre lors de l'apparition de telles crises, leurs causes ainsi que leurs natures exactes, il paraît intéressant de se baser sur les théories et pensées de ces différentséconomistes.

Pour tenter de répondre à cette interrogation, nous aborderont dans une première partie les convergences de pensées qui existent entre les économistes classiques tels que Ricardo ou Smith, et celui que l'on peut qualifier d'économiste classique hétérodoxe: Karl Marx.
Puis, dans une seconde partie nous étudierons au contraire, les divergences qui existent dans les théories de cesderniers concernant les crises économiques.

1/ Les convergences des points de vue:

A/ Qu'est-ce-qu'une crise, l'idée de l'état stationnaire:

Aujourd'hui, les économistes qualifient de crise un retournement brutal de la conjoncture économique marquant la fin d'une période de croissance et par conséquent, une situation économique caractérisée par la faiblesse de la croissance du PIB, àlaquelle est associé le plus souvent un développement du chômage.
Ainsi, il faut avant tout préciser que les économistes classiques dont Marx n'avaient pas une idée très écartée de la définition actuelle d'une crise, ils la caractérisent également par l'arrêt (ou la diminution) de la croissance dans une économie donnée. C'est à dire le ralentissement, la stagnation ou la décroissance de la production etdonc de la création de richesse. Cependant, il convient de rappeler que Smith et Ricardo ne parlaient pas de crise à proprement parlé, mais d'état stationnaire.
De ce fait, on comprend l'importance capitale que revêt la croissance de la production dans la conception de l'économie chez les classiques comme chez Marx.
En effet, l'ensemble de ces économistes estiment que le point vital du systèmede production capitaliste réside dans la croissance économique et productive. Mais ils s'accordent également tous sur le fait que la croissance ne peut en aucun cas être un processus vraiment durable, elle ne peut être ininterrompue car toute production devrait, selon eux, inexorablement converger vers un état stationnaire. Même si, contrairement à Ricardo qui expliquait l'état stationnaire commeconséquence du produit des rendements décroissants des terres cultivables, Smith laissait quand à lui entrevoir la possibilité d'une croissance ininterrompue (ou tout du moins l'impossibilité de crises durables) à travers son étude sur les effets de productivité induits par le développement de la division du travail.
Cet état stationnaire était caractérisé, selon eux, par la diminution desinvestissements dans le processus de production, diminution qui engendre une stagnation ou même une décroissance de la production et donc de la croissance économique, c'est en cela qu'il constitue une réelle «crise» dans l'expansion économique ininterrompue d'une société, but majeur du système économique capitaliste.

B/ Le consensus sur la crise: les contradictions internes au capitalisme....
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