Les origines de la crise chez marx et les classiques.

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  • Publié le : 15 mars 2010
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En ces temps de crise, où l'on parle d'un capitalisme devenu « fou », il est intéressant de voir l'analyse que faisaient les premiers grands économistes, dés le début de l'ère capitaliste de la crise, et surtout de ses origines.
 Nous nous arrêterons donc principalement sur les théories de Marx, ainsi que de Smith et Ricardo que l'on regroupe dans l'école classique.
Adam Smith (1723,1790)influencé par le courant de la physiocratie de François Quesnay(1694, 1794), qui analysait l'économie du royaume agricole qu'était la France, dont il retint la croyance en un ordre naturel, fonda l'école classique (certains économistes y classent aussi Quesnay), dont l'apogée fut atteinte au début du XIXème siècle avec David Ricardo (1772, 1823). On regroupe ces économistes au vu de la représentationspécifique de l'économie qu'ils ont en commun, une représentation qui met en avant deux concepts, celui de la reproduction de l'économie et de la circulation de la monnaie. L'influence de cette école était énorme : « Ricardo conquit l'Angleterre ( puissance dominante de l'époque) aussi complètement que l'inquisition avait conquis l'Espagne », Keynes (1936) et elle est à l'origine de tout lesystème politique et économique dans lequel nous vivons.
Karl Marx (1818, 1883), considéré par certains économistes comme un classique est un des plus grands critiques du système capitaliste.

Pour répondre à la problématique : « quelle sont les origines de crises chez les classiques? »; nous commencerons d'abord par définir ce qu'est une crise, puis nous étudierons cet « état stationnaire » quifaisait si peur aux classiques, en nous arrêtant sur les différents facteurs qui l'influence, et particulièrement sur le revenu, avec son partage qui fait polémique. Ensuite, nous nous intéresserons aux problèmes rencontrés par le capitalisme du point de vue de l'offre et de la demande.

Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique et des perspectives économiques. Elle peut être étendu à un seul secteur d'une seule région pour une courte période à l'ensemble de l'économie mondiale pendant plusieurs années; on parle alors de ralentissement économique, voire plus grave, de récession économique.
Une crise comporte souvent des répercussions sur le niveau des salaires et la valeur du capital (la bourse), provoque des faillites d'entreprises et du chômage,accroît les tensions sociales, et peut avoir des répercussions sanitaires.

Les classiques faisaient on le sait l'apologie du libéralisme économique, du laisser-faire avec la célèbre « main invisible » de Smith, dont la théorie est de laisser tous les égoïsmes et intérêts privés s'exprimer, leur somme faisant l'intérêt général.
Mais Smith et Ricardo reconnaissent, que même avec un parafaitlaisser-faire économique, la croissance n'est pas infinie, et l'économie peut tomber dans un « état stationnaire » générant une baisse des profits qui elle même générera une baisse de l'investissement ce qui réduira encore la croissance, un vrai cercle vicieux, qui évoluera en véritable crise.

Tout d'abord, un des grands objectifs du capitalisme, est de maintenir une croissance forte, et la crise,autant pour Marx que pour Smith et Ricardo viendrait du processus de croissance lui-même, c'est la dynamique contradictoire du capitalisme: la croissance implique une demande supplèmentaire en main d'oeuvre, donc sur le marché, elle va couter de plus en plus cher (c'est la loi de l'offre et de la demande appliquée au travail). C'est à dire que les salaires vont augmenter, et en conséquence lesprofits diminuer, ce qui implique une diminution de l épargne disponible signifiant que les avances des capitalistes diminueront.
L’accroissement de la production en subira les effets, et cela aura une influence de plus en plus négative sur la croissance. Smith appelle cette situation l'état stationnaire du capitalisme où la croissance est bloquée. Cet état stationnaire peut être précoce ou au...
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