Les ours

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1176 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
La calotte glaciaire couvre une superficie entre 7,5 et 15 millions de km2, et l’épaisseur de la glace atteint environ 3 mètres, selon la saison. Or, les faits sont là: au cours de ces trente dernières années, 988 000 km2 de banquise ont fondu (ndlr: une surface qui correspond à deux fois celle de la France), ce qui représente une réduction d’environ 8% de sa surface globale. Il se trouve quel’accélération du phénomène est beaucoup plus rapide qu’on ne l’imaginait. La conséquence la plus extrême évaluée par cette mission internationale sans précédent est qu’à cette vitesse, et d’ici moins de 100 ans (dès 2070 !), la calotte glaciaire de l’Arctique pourrait même ne plus exister en été.
Les responsables de cette fonte accélérée sont les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gazà effet de serre «modéré». Depuis 50 ans, la température moyenne annuelle en Alaska et en Sibérie a augmenté de deux degrés pour s’établir à -14°7 C, tandis que les hivers en Alaska et dans le nord-ouest canadien se sont adoucis en moyenne de 2,8 degrés pour atteindre  -13°8 C. Or, l’étude prévoit que dans les 100 années à venir, les températures moyennes annuelles augmenteront de 3,8 à 7,2 degréssur terre, et de 7,2 à 10 degrés dans l’océan, l’eau absorbant davantage la chaleur. Louis Fortier, biologiste canadien, explique: «C’est que la banquise agit comme un immense miroir qui réfléchit vers l’espace environ 90% de la radiation qu’elle reçoit, assurant un rôle important dans le refroidissement du climat. Une fois que la banquise a fondu, les eaux libres ne rejettent plus que 50% de laradiation solaire. Par conséquent l’océan se réchauffe, accélérant la fonte de la banquise (…) qui peut amener un basculement rapide du climat dans l’Arctique mais aussi dans l’hémisphère nord. Il risque de dépasser l’effet positif qu’entraîne la fonte des glaces sur le CO2. Mais on manque de données pour modéliser ces actions. L’océan arctique est encore l’écosystème le plus mal connu sur terre».«C’est important, parce que ce qui se passe là-bas annonce ce qui va se produire sur le reste de la planète», a expliqué Paal Prestud, directeur du centre d’études sur les changements climatiques (CICERO) norvégien, et vice-président de l’ACIA, dans la mesure où l’Arctique joue aussi un rôle de régulateur thermique à l’échelle du globe.
… les hommes aussi
Les populations sont menacés à plus d’untitre. D’une part, leur alimentation est basée sur ces animaux menacés d’extinction, d’autre part «l’arrivée des nouvelles espèces venant de contrées tempérées pourront entraîner le développement de nouvelles maladies transmissibles à l’homme, comme le virus du Nil occidental», explique Paal Prestrud. «Mais là ne s’arrêtent pas les effets de ce phénomène sur la biodiversité. La limite decroissance des arbres va se déplacer vers le nord, les forêts remplaçant une partie de la toundra actuelle», et les populations seront contraintes au déplacement. obligés au déplacement. Enfin, pour compléter le tableau déjà sombre, «les gaz à effet de serre, en réchauffant la couche d’ozone, risquent d’augmenter le niveau d’UV dans la région. Les jeunes vivant aujourd’hui en Arctique recevront au cours deleur vie une dose d’UV supérieure d’environ 30% à celle que recevaient les générations précédentes, soit des risques de cancers accrus». Les Esquimaux ne sont pas les seuls à être menacés: Certes la fonte de la banquise ne provoque pas en soi une hausse du niveau des océans (puisque la glace flottante prend plus de place que l’eau qu’elle contient) mais la fonte des glaciers terrestres, amenés àfondre eux aussi avec le réchauffement général, devrait provoquer un relèvement accéléré du niveau des océans (ndlr : les estimations avancées sont d’un mètre au-dessus du niveau des océans). En conséquence de quoi, un recul des terres est diagnostiquer, qui pourrait affecter plus d’une centaine de millions de personnes vivant dans des deltas, sur des îles et sur les littoraux.
«A toute...
tracking img