Les ped

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  • Publié le : 18 octobre 2009
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CH.4 – L’INSERTION DES PED DANS L’ECONOMIE MONDIALE
I – L’INSERTION DES PAYS EN DEVELOPPEMENT DANS LES COURANTS D’ECHANGES INTERNATIONAUX
1.1 – LE POIDS COMMERCIAL DU TIERS MONDE
1.1.1 – Un poids limité mais croissant dans le commerce mondial
Les PED occupent une place modeste dans le commerce mondial qui est polarisé sur la « Triade » (Amérique du Nord, Europe, Japon),mais cette part est aujourd’hui croissante. A eux seuls, les PDEM réalisent près de 70 % du commerce mondial des marchandises, la part des PED est d’environ 30 %. Le Nord constitue pour le Sud un débouché essentiel : plus de 60 % des exportations des PED sont destinées aux PDEM, alors que 35 % des exportations des PDEM sont destinées aux PED (cf. Document 1). La dépendance vis à vis de ces fluxd’échanges est donc plus forte pour les pays du Sud que pour les pays du Nord.
La part du marché mondial détenue par les PED s’est fortement accrue au cours des années 1970 (de 17 à 27 %) sous l’impact d’une évolution favorable des termes de l’échange et de l’application du système généralisé de préférence (SGP) 1.1 – LE POIDS COMMERCIAL DU TIERS MONDE (suite)
Par le SGP, lesPDEM s’engagent à abaisser ou supprimer leurs droits de douane pour les produits manufacturés en provenance du Tiers Monde qui souffrent d’une protection effective élevée. Il s’agit d’accorder une préférence aux PED sans abaisser leurs droits sur les produits équivalents provenant d’autres PDEM.
La contraction de cette part au cours des années 1980 reflète les difficultés alors expérimentées parles PED, notamment en Amérique latine. L’accroissement des années 1990 (cf. Document 1) pourraient s’inscrire dans la durée car il correspond à des données structurelles : fin des stratégies autocentrées, essor industriel des économies émergentes.
1.1.2 – Une intégration inégale du Tiers Monde
Le degré d’ouverture (exportations/PIB) des PED est passé de 22,8% à 38% entre 1985 et 1997, ce quileur a permis d’augmenter leur part du commerce mondial de 23% à 30% au cours de la même période. La part des produits manufacturés dans leurs exportations est passée de 47% en 1985 à 70% en 1998.
La libéralisation des échanges a avantagé ceux qui ont pu se doter de structures performantes et souples; elle a, en revanche, pénalisé les pays aux structures de productivité rigides qui ne pouvaientaccompagner le renouvellement de la demande mondiale.
1.1 – LE POIDS COMMERCIAL DU TIERS MONDE
Ainsi, les cinq principaux pays destinataires (Chine, Brésil, Mexique, Singapour, Indonésie) des IED ont recueilli 55% du total des IED en 1998 contre 41% en 1990 (moins de 5% pour l’Afrique). La Malaisie à elle seule reçoit plus d’IED que l’ensemble du continent africain (moins de 1% pour lesPMA).
Une douzaine de PED regroupent à eux seuls 70% des exportations des PED. La part de l’Afrique dans le commerce mondial est passée de 5% dans les années 1950 à 2% en 1998. En Afrique, le ratio exportation/PIB est en baisse, les exportations sont toujours concentrées sur les produits de base, et les termes de l’échange ne cessent de se détériorer (cf. Document 2).
L’Asie de l’est est laseule région à avoir enregistré une convergence de son niveau de vie vers celui observé dans les économies développées : le niveau de revenu par tête a augmenté dans cette région de 6% par an en moyenne au cours des années 1990, alors qu’il a diminué dans les économies africaines sur la même période. Malgré la crise de 1997/1998, les économies les plus étroitement intégrées à l’économie mondiale sontcelles qui ont enregistré les performances les plus remarquables (cf. Document 2)
1.2 – LA DEPENDANCE COMMERCIALE
1.2.1 – L’évolution des termes de l’échange net
L’évolution des termes de l’échange net (cf. définition Document 3) montre une instabilité plutôt qu’une dégradation généralisée. Cette instabilité est dommageable à la programmation des investissements dans les pays...
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