Les philosophes

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  • Publié le : 19 avril 2011
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Les Lumières :
Encyclopédie, Article « Philosophe » de Dumarsais

Problématique : Quel définition du philosophe Dumarsais donne-t-il du philosophe ?

I/ Les caractéristique du philosophe :

A/ La reprise de termes
Le mot « philosophe » figure treize fois dans le texte : douze fois au singulier, le terme correspond alors à la notion étudiée et une fois au pluriel, il s’agit alors des« philosophes ordinaires », les penseurs et théoriciens solitaires, incapables de s’intégrer a la vie sociale.
On observe également la récurrence du terme « raison » ; la raison préside aux réflexions, aux jugements et aux actes du philosophes. Dans le texte, elle est associée aux différentes situations dans lesquelles se trouve le philosophe. Le terme « esprit »revient aussi a plusieurs reprises(l.16-17-48), ce qui souligne l’importance de la vie intellectuelle et de la pensée. On peut enfin repérer le terme « passions » (l.4-6-47) qui s’inscrit comme un élément fondamental du débat traditionnel passion/raison.
➢ Cette reprise de termes semblables d’un bout à l’autre du texte attire l’attention du lecteur sur les éléments clés a partir desquels se définissent les traits spécifiques duphilosophe.

B/ Les caractéristiques du philosophe :
On peut les envisager sur plusieurs plans complémentaires : connaissance, religion, vie sociale, et morale.
• Plan de la connaissance : le philosophe est capable de discerner la vérité (il se contente de la pouvoir démêler (l.11)), avec une lucidité qui lui fait accepter ses limites dans la détermination du « faux » et du « vrai », du« vraisemblable ». Il est aussi capable de suspendre son jugement en cas de doute : il sait demeurer indéterminé (l.15).
Il faut enfin, en suivant le texte, envisager la connaissance des autres. Le philosophe, être sociable, cherche la compagnie des autres, s’intéresse à eux et cherche à les connaître. La formule emprunté à Térence à la ligne 38 Homo sum, humani a me nibil alienum puto (Je suishomme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger) met en évidence l’intérêt pour tout ce qui touche à l’humanité.
• Plan de la religion : chez le philosophe, la foi en Dieu est remplacée par la foi en la Raison, nouvelle divinité : la raison détermine le philosophe (l.2-3)
Plan de la vie sociale : présenté comme un intellectuel, un penseur soucieux de suivre la raison dans sarecherche de la vérité, le philosophe n’en est pas moins un homme qui vit en société et qui ne fuit en rien les relations avec ses semblables. On note en outre l’insistance sur la notion de vie collective, sur le refus d’une image « sauvage » de l’homme solitaire et misanthrope : L’homme n’est point un monstre qui ne doive vivre que dans les abîmes de la mer ou dans le fond de la foret : les seulesnécessités de la vie lui rendent le commerce des autres nécessaire ; et dans quelqu’état où il puisse se trouver, ses besoins et le bien-être l’engage à vivre en société (l.19-22).
Les capacités du philosophe en tant qu’homme social sont le fruit de réflexion, d’effort et de travail (qu’il travaille à acquérir les qualités sociables (l.23-24)).
• Plan de la morale : l’action du philosophe,dans tous les domaines, est dictée par la raison, et c’est elle qui est a l’origine de la vertu et de la « probité » (=honnêteté) dont il fait preuve.
La morale du philosophe est fondée sur le refus des superstitions et des préjugés, sur le refus des passions qui sont l’image même de l’irrationnel, sur le respect d‘autrui dans une vie sociale.
➢ Etre raisonnable, réfléchi etvertueux, le philosophe présente toutes les qualités de l’honnête homme du 17eme siècle, enrichies d’une lucidité politique et d’une conscience différente, et nouvelle, de la vie sociale.

II/ Le philosophe par rapport aux autres :

A/ Le « philosophe » et « les autres hommes » (l’homme ordinaire)
On note l’opposition entre « réflexion » (l.5) et « passions » (l.4).
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