Les pièges de l'exclusion de robert castel

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Analyse critique du texte « Les pièges de l’exclusion » de Robert Castel. |

« Notion très familière de nos jours parce qu’au cœur des interrogations des politiques, des analystes et des décideurs, l’exclusion n’a pas de définition unique et surtout elle a évolué au cours de ces deux derniers siècles. D’abord liée au XIX° siècle au paupérisme, elle est actuellement associée aux notions deprécarité, d’inégalité et de justice. Aujourd’hui considérée comme le stade suivant la précarité elle est le stade extrême de l’inégalité. »
Il faut ne faut donc pas nommer exclusion n’importe quel dysfonctionnement social mais bien utiliser le terme approprié à chaque situation.
Lorsqu’on parle d’exclusion, il faut replacer chaque situation dans son contexte. On peut ainsi comprendre lephénomène et voir qu’il fait partie de tout un processus bien plus profond que ce que le terme exclusion définit. On peut aussi définir l’exclusion comme une dégradation sociale par rapport à une position antérieure. L’ « exclus » est en fait un désaffilié dont la trajectoire est faite d’une série de décrochages par rapport àdes états d’équilibres antérieurs plus ou moins stables, ou instables.
Le manque d’appartenance correspond souvent à l’exclusion sociale. Souvent les personnes qui sont socialement exclues ont tendance à avoir des expériences amoindries dans leurs vies. Les changements économiques et sociaux sont les principales causes de l’exclusion. Certaines études montrent que l’exclusion sociale estquelque chose qui en quelque sorte se transmet de génération en génération. On a constaté que des enfants qui naissent dans une famille pauvre ont tendance à reproduire le même schéma que leurs parents, et ils ont donc tendance a rester exclus.
Lorsque nous sommes en situation d’exclusion, il faut essayer de voir plus loin afin de s’en sortir. Les personnes qui ne sont pas concernées parl’exclusion devraient aider les autres afin de se réintégrer dans la société. De plus, l’exclusion est un processus qui peut toucher tout le monde. En effet, « À mesure que notre société se dirige à toute vitesse vers de nouvelles cimes technologiques et économiques, elle élève le niveau de certaines personnes – et laisse lesautres à la traîne. Les individus appartenant aux groupes sous privilégiés ou aux groupes sociaux minoritaires ont un plus grand risque de faire face à l'exclusion sociale. » Cet avis est également partagé par Lenoir. « Aucune famille, écrit Lenoir, aussibourgeoise soit-elle et quelles que soient ses traditions religieuses ou laïques, ne peut se vanter qu’un de ses enfants ne sera pas un jour un fugueur, un drogué, un jeune délinquant ou révolté »
«  Si l’exclusion est le résultat d’un processus, il faut s’intéresser aux facteurs qui contribuent à sa dynamique de manière à l’inverser. Les plus évidents sont :
* Le faible niveau d’instruction* La précarité professionnelle et l’absence de travail
* L’isolement
* Un degré de protection sociale insuffisant
* De mauvaises conditions de vie
* … »
Au début, des politiques d’insertion ont mis sur pied des opérations de remise à niveau qui étaient censées être provisoires mais qui au fur et à mesure n’ont fait qu’accroitre et se sont ancrées dans la société. Le sortdes exclus se joue pour l’essentiel avant qu’il ne bascule.
Pour lutter contre l’exclusion, une action sociale a été mise en place. C’est le fait de délimiter des zones d’interventions qui peuvent donner lieu à des interventions qui peuvent donner lieu à des activités de réparation. Au fil de temps, avec l’influence de l’aide sociale, se sont cristallisées des catégories de plus en plus...