Les places et les chances – françois dubet – « la république des idées », seuil

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1647 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 21 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Les places et les chances – François Dubet – « La République des idées », Seuil

D’une part, Dubet évoque 2 conceptions :
- L’égalité des places vise à réduire les inégalités de revenus, de conditions de vie entre les cadres et les ouvriers.
- L’égalité des chances maintient, elle, intacte le cadre social mais tente de donner des chances de mobilité aux plus méritants des classesdéfavorisées. Elle donne à chacun d’atteindre la meilleure position dans une compétition équitable.
Il se positionne sur l’égalité des places qui combat les inégalités entre les classes sociales.

1.

Dubet développe l’idée d’un destin tout tracé dans l’égalité des places : le but est vraiment d’améliorer leur destin déjà établi et non de le changer afin que chacun puisse avoir une placesûre et respectable. Cela passe par :
- La redistribution et les droits sociaux : l’objectif étant de réduire les inégalités entre les différentes positions sociales par le biais de transfert sociaux ; c'est-à-dire de rééquilibrer la répartition des fortunes grâce aux taxes, impôts et différents droits. Un constat est fait : dans les pays sociaux démocrates (Finlande Suède) où les aides del’état sont importantes, les inégalités et la pauvreté sont faibles ; à l’inverse des pays libéraux (Etats-Unis). Grâce aux droits sociaux et différentes prestations, les plus pauvres ont acquis un niveau de vie plus décent (Ex : L’impôt sur le revenu a permis de diminuer les inégalités sociales).
- Les ouvriers contribuant à la répartition des richesses, se battent pour obtenir des droits sociaux pourtous, pour au final améliorer leurs conditions, notamment avec la lutte ouvrière du 19ième et du 20ième siècle, se basant sur le fait que la fortune des uns se faisait sur l’exploitation des autres. L’amélioration de leurs conditions était une manière de leur rendre ce qui leur était dû.
- Création de l’école laïque, gratuite et obligatoire à la fin du 19ième, qui est un bien commun offert à tous,égalitaire, mais ayant le souci de donner à chacun la place qui lui est attribuée dans la société. Les individus ont l’assurance de conserver leur place mais leur destin est tout tracé. Ex : les filles et les garçons ne fréquenteront pas la même école, les enfants de la classe populaire et de la bourgeoisie n’iront pas dans les mêmes lycées.
- L’évolution par rapport aux migrants et aux femmes,qui ont évolué notamment par le travail ; les femmes ne passent plus par leur mari pour bénéficier des droits sociaux : elles s’émancipent (droit de vote, contraception…) mais gardent des postes bien spécifiques. De même les immigrés s’orientent vers des professions qui leur sont attribuées, souvent des métiers pénibles. Mais ils acquièrent malgré tout des droits sociaux, même si on leur demandede se fondre dans la masse et de mettre leur culture et leur identité de côté. Donc il y a une réduction des écarts sans les abolir.

Dans l’égalité des places, on peut noter également différentes failles :
- Les limites de la redistribution : les inégalités restent importantes. La redistribution protège bien ceux qui sont intégrés et mal ceux qui ne le sont pas. Les populationsdéfavorisées ont du mal à entrer dans le monde du travail et à pouvoir bénéficier de l’ensemble de ces droits (d’autant plus dans un schéma de ségrégation territoriale). L’égalité des places serait surtout favorable à une classe moyenne profitant de tous les services publics (mutuelles, CE, études longues pour leurs enfants…). L’état providence (donner plus à ceux qui ont moins) ne règle pas tout.
- Cesclasses moyennes se sentent menacés par la classe des « pauvres » et voient s’éloigner une classe de super riches. Ces trois classes sont de plus en plus séparées et ce modèle est de plus en plus difficile à assurer, comme on peut le voir à travers la peur de chute sociale, de déclassement et de marginalisation (comme l’évoque plus précisément Maurin).
- Les femmes : même si elles ont...
tracking img