Les premiers capétiens et la féodalité

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  • Publié le : 17 novembre 2009
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Titre 2 : Les premiers capétiens et la féodalité (Xème- XIIème siècle).


L’empire carolingien sans doute trop vaste n’a pas conservé son unité. (Cf. carte p 55 TD) A cet égard, cette Europe du partage de Verdun de 843. Cet empire divisé subit une redivision, car à chaque héritage, on doit partager dans la tradition franque un royaume entre les fils du roi. L’autorité politique centrales’affaiblit et c’est autour des chefs régionaux que s’organise l’autorité effective sur le territoire.
Au cours du Xème siècle apparaissent de grandes principautés territoriales dirigées par des dynasties d’anciens agents royaux devenues autonomes et qui se transmettent leur pouvoir de manière héréditaire. Le domaine sur lequel il exerce effectivement son pouvoir est réduit a un territoire exiguentouré de principautés qui lorsqu’elles ne lui sont pas hostiles lui sont autonomes. Ils étaient jusque la des agents royaux, mais ils gouvernent maintenant pour leur propre compte puisque le roi n’est plus capable de leur appliquer sa volonté ou même de leur porter secours (cf. p88) la division du pouvoir politique entre les grandes principautés ne s’arrête pas la puisque les principautés se divisentelles même en territoire plus petits avec à leur tête des seigneurs.

Chapitre 1 : l’ordre seigneurial et la vassalité

Les chefs politiques qui s’étaient affirmés au sein des principautés au moment du déclin Carolingien éprouvent au cours du Xème siècle un certain déclin. Pour confirmer leur autorité sur les territoires qu’ils compromettent, ces principautés sont alors morcelées en toutespetites principautés. Dans certaines principautés les gouvernements conservent leur puissance éminente ce qui limite l’influence des petits seigneurs. C’est le cas en Flandre et en Normandie (pouvoir jeune et militaire qui survit à la logique d’éclatement de la féodalité), qui reste une province groupée autour de son chef, le duc de Normandie, qui fournit un modèle au roi de France pour laréorganisation du royaume. Ce qui permet la reconstruction du pouvoir des Capétiens, mais cela ne se retrouve pas en bourgogne ni en auvergne, en Aquitaine ou en Provence. En effet, dans ces régions au cours du Xème et XIème siècle s’impose le système de la seigneurie châtelaine (celle qui repose sur un château)

Section 1 : La seigneurie châtelaine et banale (qui repose sur le pouvoir du ban)Paragraphe 1 : transformation du cadre et du fondement du pouvoir.

A la fin des temps carolingiens, afin de faire face a l’insécurité qui gagne dans le royaume, à la fois en raison des invasions et de l’affaiblissement du pouvoir central, on élève dans les campagnes des places fortifiées. La construction des châteaux est d’abord l’initiative du roi ou du moins sous leur contrôle. Mais assezrapidement, le contrôle de ces places fortes échappe au roi pour passer dans les mains des princes puis échappe à ces principautés pour devenir plus ou moins autonome. De ce fait, c’est autour de ces châteaux que s’organise désormais le pouvoir.
Ceux à qui ont avait confié la garde des châteaux s’affranchissent de leur autorité et se mettent a la tête de milices privées et s’imposent aux populationsenvironnantes et exerce sur elle des prérogatives d’ordre public, droits qui n’appartenaient avant qu’au roi. Les anciennes structures territoriales sont donc modifiées puisque les gardiens de forteresse se sont accaparé les prérogatives royales. Ce pouvoir leur appartient et ils la transmettent à leurs enfants. La source du pouvoir n’est plus le roi mais l’exercice d’un pouvoir propre qui est tenupar le père. Elle a pour origine la force effective.

Paragraphe 2 : appropriation du pouvoir par les seigneurs châtelains.

Cette appropriation du pouvoir peut prendre différentes formes.
 Elle peut être la conséquence d’une concession par le biais supérieur. A partir de la, le pouvoir tend à devenir héréditaire assez rapidement.
La tutelle politique du prince sur le tuteur ne peut...