Les principes comptables fondamentaux

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  • Publié le : 6 décembre 2011
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Définitions préalables (cfr. Larousse)

Actif : ce qui, dans un bilan, figure l’ensemble des biens matériels et immatériels détenus par une entreprise

Passif : ce qui dans le bilan, figure l’ensemble des dettes à l’égard des associés et tiers

Débit : partie d’un compte où sont portées les sommes dues

Crédit : partie d’un compte qui mentionne les sommes dues à quelqu’un, à sesversements

Charge : ≠ dépense (quand il y a mouvement de trésorerie), obligation onéreuse

Produits : ≠ bénéfices (quand il y a mouvement de trésorerie), fonds, sommes obtenus

Chapitre 1 : les principes comptables

Comptabilité = ensemble d’images, de représentations de l’entité

2 documents comptables :


RAPPORTS INTERNES

ETATS FINANCIERS

Diffusés…

Dans l’entité
À toutintéressé

Pour…

Aider à la prise de décision
et
Contrôler


Donner une idée précise de la santé financière de l’entité

2 systèmes de comptabilité :


COMPTABILITE GENERALE

COMPTABILITE DE GESTION

Objectif(s)

Informer les tiers de l’entreprise (surtout ceux qui la financent)


Aider à la prise de décision

Réglementation

Stricte
Aucune

La comptabilité estutile aux :

- banquiers
- fournisseurs
- fisc
- syndicats
- concurrents
- …

Mais en comptabilité générale, ces représentations reposent sur des règles du jeu, des principes :

 principes de quantification et d’observation.

1. Les principes de quantification ou de mesure

1.1 Le principe de monétarisation

Tous les faits comptables, transactions sont exprimées en unitésmonétaires (= langage de la comptabilité)

 Permet de comparer la valeur d’objets de nature tout à fait différente (avantage)
 Exclut un certain nombre de phénomènes non monnayables (dimensions sociale, écologique, sociétale) (inconvénient)

Mais cette valeur que l’on donne aux objets peut varier dans le temps et l’espace.
- dans le temps : en cas d’inflation, il faut un réajustement de lavaleur, qui varie
- dans l’espace : la valeur doit être modifiée si l’on passe de l’euro au $

C’est pourquoi le principe du nominalisme complète la monétarisation, pour les réajustements de valeur.

1.2 Le principe des coûts historiques

Comme on l’a constaté dans le principe précédent, la comptabilité donne une valeur monétaire aux objets. Comment fixer cette valeur ? Comment évaluer cettedernière ? On s’intéresse à :

- son prix d’achat historique (le prix auquel on a obtenu le bien)
- son coût de production (ce que cela a coûter pour le produire)
- son coût de revente (ce que cela rapporte après l’avoir vendu)

Dans la plupart des cas, on retient le coût historique :

- pour les achats, coût d’acquisition
- pour les produits fabriqués par l’entité, coût de productionPour ce faire, il faut des preuves tangibles des coûts encourus pour obtenir le bien ou le concevoir.

1° correctif : amortissement de la valeur pour enregistrer la diminution de valeur du bien depuis l’acquisition
2° correctif : revalorisation de certains actifs

1.3 Le principe de prudence

 Sert à inspirer la confiance dans les comptes publiés par les entreprises

Comment ?

-appréciation raisonnable des faits conduisant à prendre en compte immédiatement les diminutions probables de valeur des biens de l’entité (on prend directement les pertes en compte)
- les augmentations ne seront comptabilisées que lorsqu’elles seront effectivement réalisées (on attend avant de confirmer une augmentation)

 Évite la surestimation mais peut engendrer une sous-estimation

1.4 Laremise en cause du modèle traditionnel d’évaluation basé sur la prudence et les coûts historiques

• en IAS/IFRS, la « juste valeur » remplace parfois le coût historique
• en IAS/IFRS, sans y être absent, le principe de prudence n’est pas prépondérant

2. Les principes d’observation

2.1 Le principe de l’entité

 Entreprise ou organisation non-marchande ≠ propriétaires, membres ou...
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