Les principes de la doctrine classique

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  • Publié le : 24 novembre 2010
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Après le temps de la richesse bu baroque, la nouvelle époque qui naît dans la deuxième moitié du XVIIe siècle a besoin de mesure, de lucidité, d’ordre, d’équilibre et d’harmonie. Elle signifie le souci de l’utilité morale des oeuvres, la tendance à la simplicité, à la clarté, à la retenue... Elle désigne un ensemble de valeurs et de critères qui définissent un idéal s'incarnant dans l’ honnêtehomme. Elle crée une esthétique fondée sur les règles principales qui instituent l'idéal de perfection. Elle est européenne, mais c’est en France qu’elle a reçu sa forme définitive. Par quoi alors se caractérise le classicisme français ? Quelles sont les règles fondamentaux de ce période qui a influencé si fort la littérature, l’art et la pense française...?

La valeur du classicisme françaisvient de ce qu’il s’est assimilé les traits profonds de l’antiquité en les résumant en lui-même. Mais les Français n’imitent pas les anciens par servilité ou admiration aveugle. « Je ne veux proposer les anciens pour modèles qu’aux choses qu’ils ont faites raisonnablement.[1] » dit d’Aubignac. Ils admirent leurs richesses raisonablement et discernement. Cette prudence monte à un tel point qu’ilsavantagent même les écrivains Latins sur les Grecs. Ils trouvent chez eux cette harmonie idéale, la lumière et la sagesse. Par l’étude des modèls grecs et romains, les classiques françaises puisent surtout une leçon de grandeur, de largeur, de modération ordonnée et de noble simplicité.
L’imitation des anciens, qui avait son origine dans Ronsard, est le principe fondamental de la doctrine classique,parce qu’il a imposé aux écrivains le souci de l’art. Sans ce principe même les poètes les plus doués ou les experts en composer et inventer n‘avaient pas atteint cette perfection artistique, qui doit être essentielle dans leur eouvre. Le génie, c’est à dire l’imagination et l’inspiration, est nécessaire, mais il ne vaut rien sans l’art. Cette idée de la supérmatie de l’art sur le génie vient deMalherbe. Les théoriciens du XVIIe siècle marquent unanimement la nécessité d’une solide et dure éducation dans cette matière, pour que la téchnique insuffisante ne soit pas la cause d’échec.
L’époque classique a besoin de théorie. Alors pour les théoriciens du XVIIe siècle l’idée de l’art est proprement liée avec la doctrine qui est convaincu qu’il existent, dans chacune domaine d’art, desnormes universelles, des règles particuilères et générales de la composition, du style, qu’il faut suivre pour créer une oeuvre dans le genre littéraire concret. Dans cette époque il y a une esthétique normative. C’est une science, une capacité intellectuelle de savoir comment faire une oeuvre d’art. Ces normes sont indépendantes de l’artiste aussi bien que d’une public. Tout le monde se soumet à ceconsensus, à cette idée esthétique. La norme représente une autorité extérieure à l’individu, elle est présentée comme une évidence. Alors l’artiste et la public connaissent les mêmes préceptes, qui acceptent la même attitude esthétique et qui, en même temps, sont universels et populaires. Leur attitude subjective et individuelle ne signifie rien. C’est une opposition totale à l’égard d’espritromantique. Ici, dans l’époque de classicisme, l’art n’est pas une fantasie, un divertissement. C’est une art ordonnée, parfaite. La littérature ne peut pas être ni libre jeu de l’esprit, ni une interprétation personnelle de la vie.
La doctrine classique est alors un ensemble des principes essentiels dont l’observation doit permettre de créer une oeuvre aussi parfaite que possible. En tout cas l’artpeut atteindre son but qu’en donnant du plaisir. Mais ce n’est pas sa seule besogne. À l’opinion d’immense majorité des critiques, l’oeuvre d’art doit moraliser, instruire, être utile à l’esprit et à l’âme, en effet en attribuant au poète une fonction sociale. Alors c’est seulement lui, qui est responsable de l’effet moral de son oeuvre et il ne peut pas le négliger consciennement. Mais la...
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