Les publicités électorales font-elles appel à la raison ou à l'émotion?

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Noémie Ouellette
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LES PUBLICITÉS ÉLECTORALES FONT-ELLES APPEL À LA RAISON OU À L’ÉMOTION ?

Travail de recherche

Dans le cadre du cours POL3130
“Analyse du discours politique”

Professeur: Denis Monière
Tutrice : Hélène Lamarre

Département de science politique
Université de Montréal

Le 12 novembre 2010
Introduction :

Depuis l’arrivée de la télévision et desmédias de masse, la publicité politique a grandement évoluée. Les messages raccourcissent et se doivent d’être de plus en plus efficaces. Ils sont quelques fois négatifs, qui ne se souvient pas de la publicité du parti conservateur du Canada qui ridiculisait le handicap à la bouche de Jean Chrétien, mais axent plus souvent sur les réalisations ou les projets des partis politiques et du chef à leurtête. Mais, ces messages publicitaires, font-ils appel à la raison, ou aux émotions des électeurs? Quel type de publicité est le plus efficace dans le but de remporter la victoire? Pour tenter de répondre à cette question, les publicités télévisées de la campagne électorale provinciale de 2008 seront analysées. Se sont donc les messages du parti Libéral du Québec et du parti Québécois, l’actiondémocratique du Québec ayant subit une cuisante défaite lors de cette élection. Au terme de cette campagne, le parti Libéral conserva le pouvoir, de façon minoritaire, avec 66 élus, contre 51 pour le parti Québécois, et 7 pour l’Action démocratique. Cette élection a représenté la spectaculaire descente de l’Action démocratique qui passa de 41 députés élus aux élections de 2007, contre un faible 7élus en 2008. Il sera donc intéressant de constater, après analyse, quel type de publicité est la plus efficace et si les différents partis politique ont su bien utiliser cette technique de séduction auprès des électeurs québécois. Un préalable état de la littérature permettra de déterminer l’opinion de la communauté intellectuelle politique mondiale à ce sujet.
État de la littérature :

Laplupart des ouvrages traitant de la publicité politique sont d’accord pour dire que la grande majorité des publicités, et ce, partout dans le monde, font appel aux émotions des électeurs. Uli Windisch, dans son livre Dans les médias et la cité, fait un parallèle entre les publicités politiques et les publicités commerciales. Ce dernier remarque que les publicistes politiques n’osent pas encore alleraussi loin dans la provocation que les publicistes commerciaux. Les coups d’éclats sont encore très rares selon lui, même si cette tendance devient de plus en plus populaire avec les années. Windisch est d’avis qu’il est préférable de faire passer un message par des publicités choquantes, qui suscitent des émotions, plutôt que de s’abaisser à des actions violentes dans le but d’obtenir del’attention.

Au contraire, l’auteur Serge Albouy, de son coté, dénonce avec vigueur l’utilisation de publicités dites « émouvantes » dans le monde politique. Le livre Marketing et communication politique fait état de la réduction des hommes politique à une dégradante « course de chevaux », après que les publicités politiques commencèrent à promouvoir l’image plutôt que les idées des candidats. SelonAlbouy, les publicistes chercheraient, avec de type de publicité, à faire vivre des émotions et des pulsions aux électeurs pour que ceux-ci se souviennent d’avantage du candidat en question. Ce phénomène représenterait une régression par rapport à l’ancienne communication politique qui faisait plutôt appel à l’intellect des électeurs et aux idées et valeurs des hommes politiques.
Gabriel Thoveron,dans La communication politique aujourd’hui, abonde dans le sens des auteurs cités plus haut. Sans toutefois aborder directement le thème des émotions, Thoveron affirme que l’arrivée de la télévision, et plus récemment des médias de masse, a fait en sorte que les partis politiques ainsi que leur publicistes ont du s’adapter et produire des publicités s’adressant à un groupe de personnes de...