Les règles de la méthode sociologique - durkheim

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Émile Durkheim
(1894)

Les règles de la méthode sociologique

Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie Courriel: jmt_sociologue@videotron.ca Site web: http://pages.infinit.net/sociojmt Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales" Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.htmlUne collection développée en collaboration avec la Bibliothèque Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm

Émile Durkheim (1894), Les règles de la méthode sociologique

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La présente édition électronique a été réalisée à partir du livre suivant :

ÉMILE DURKHEIM (1894),

Les règles de la méthode sociologique.Polices de caractères utilisée : Pour le texte: Times, 12 points. Pour les citations : Times 10 points. Pour les notes de bas de page : Times, 10 points. Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2001 pour Macintosh. Mise en page sur papier format LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’) Édition complétée le 15 février 2002 à Chicoutimi, Québec.

Émile Durkheim (1894),Les règles de la méthode sociologique

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Table des matières
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION INTRODUCTION: État rudimentaire de la méthodologie dans les sciences sociales. Objet de l'ouvrage. CHAPITRE PREMIER. - Qu'est-ce qu'un fait social ? Le fait social ne peut se définir par sa généralité à l'intérieur de la société. Caractères distinctifs du faitsocial : 1• son extériorité par rapport aux consciences individuelles ; 2• l'action coercitive qu'il exerce ou est susceptible d'exercer sur ces mêmes consciences. Application de cette définition aux pratiques constituées et aux courants sociaux. Vérification de cette définition. Autre manière de caractériser le fait social : l'état d'indépendance où il se trouve par rapport à ses manifestationsindividuelles. Application de cette caractéristique aux pratiques constituées et aux courants sociaux. Le fait social se généralise parce qu'il est social, loin qu'il soit social parce qu'il est général. Comment cette seconde définition rentre dans la première. Comment les faits de morphologie sociale rentrent dans cette même définition. Formule générale du fait social. CHAPITRE II - Règles relatives àl'observation des faits sociaux Règle fondamentale : Traiter les faits sociaux comme des choses. I. Phase idéologique que traversent toutes les sciences et au cours de laquelle elles élaborent des notions vulgaires et pratiques, au lieu de décrire et d'expliquer des choses. Pourquoi cette phase devait se prolonger en sociologie plus encore que dans les autres sciences. Faits empruntés à lasociologie de Comte, à celle de M. spencer, à l'état actuel de la morale et de l'économie politique et montrant que ce stade n'a pas encore été dépassé. Raisons de le dépasser : 1• Les faits sociaux doivent être traités comme des choses parce qu'ils sont les data immédiats de la science, tandis que les idées, dont ils sont censés être le développement, ne sont pas directement données. 2• Ils ont tousles caractères (le la chose. Analogies de cette réforme avec celle qui a récemment transformé la Psychologie. Raisons d'espérer, dans l'avenir, un progrès rapide de la sociologie. II. 1º 2º Corollaires immédiats de la règle précédente Écarter de la science toutes les prénotions. Du point de vue mystique qui s'oppose à l'application de cette règle. Manière de constituer l'objet positif de larecherche : grouper les faits d'après leur, caractères extérieurs communs. Rapports du concept ainsi formé avec le concept vulgaire. Exemples des erreurs auxquelles on s'expose en négligeant cette règle ou en l'appliquant mal: M. Spencer et sa théorie sur l'évolution du mariage ; M. Garofalo et sa définition du crime ; l'erreur commune qui refuse une morale aux sociétés intérieures. Que l'extériorité...