Les regrets de du bellay

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1183 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 15 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Belloulou Nawel
Licence 1
Groupe1

Les regrets De Joachim Du Bellay Explication du sonnet 24

Joachim Du Bellay, poète français, membre de la Pléiade publie en 1558 Les regrets. Le lecteur qui s'attend à une nouvelle Olive à l'image de la poésie Pétrarquiste est plutôt surpris. En effet, Du Bellay présente un recueil de sonnets métalittéraires, et de par l'emploi du sonnet à forme fixe,une rythmique est conférée.
Il utilise la forme du sonnet selon Marot, un de ses contemporains, mais il est intéressant de noter qu'il le méprise ainsi que sa manière d'écrire.
Le « Je » parle en qualité de poète, et s'adresse à Baïf. Jean-Antoine de Baïf, un ami de Du Bellay, il fait lui même partie de la Pléiade. Nous pouvons donc penser que le « Je » est Du Bellay, mais nous n'en avons alorsaucune certitude.
Le poème se découpe d'une manière duale, nous avons deux quatrains et un sizains que l'on peut diviser en deux moments. Dans les deux quatrains (v.1-8), le « Je » se démarque de Baïf, qui est alors présenté comme heureux, son bonheur est souligné par une hyperbole (v.1). Dans le sizain (v.9-14), nous pouvons constater la mélancolie du « Je » (v.10).
Nous sommes en mesure de nousinterroger de la façon suivante : Dans quelle mesure le « Je » va-t il dresser un constat de faits pour se différencier de ses contemporais.

Le poème s'ouvre sur une hyperbole (v.1) qui marque immédiatement une opposition entre le « Je » et Baïf. Dans cette première partie, nous avons une accumulation du bonheur (« belle, courtoise, et gentil maistresse », v7)de Baïf qui ne fait que martelerl'opposition aux maux qu'endure le « Je ».
Dans la première strophe, le « Je » évoque deux divinités aveugles tout en les opposant, la déesse Fortune (« ceste aveugle Deesse » v2) et Cupidon (« cest aveugle enfant qui nous fait amoureux » v4). Du Bellay a déjà fait appel à ces divinités dans les sonnets précédent (sonnet 1 et 6).
Le second quatrain s'inscrit dans une continuité d' oppositionmais aussi d'association. En effet, nous pouvons noter une opposition entre « maistre rigoureux » (v5) et « gentile maistresse »(v7).
Baïf est le disciple d'un maître exigeant et l'amant d'une très belle femme. Les deux figures sont en opposition tout en s'associant.
Au vers 6, « severe sourcy » et « doulce rudesse » sont également en opposition. La « doulce rudesse » peut nous faire penser aufait qu'en amour rien n'est jamais acquis, et qu'il faut guerroyer pour obtenir les faveurs d'une dame.
Nous avons un isolexisme (v.8), c'est à dire, une figure de répétition de mots à partir d'une dérivation issue de la même base, accentuant l'état de Baïf : « Languir...langoureux » .
On pourrait croire que le poète envie Baïf (v.1), en réalité cette opposition qui va être encore plus explicitedans la deuxième partie du sonnet semble être présente pour marquer la différence entre le « Je » et Baïf, et peut-être pas la supériorité de ce dernier.

Le sonnet en apparence semble se poursuivre sans rupture par rapport aux deux quatrains. Ici le malheur du je est explicité (v.9), nous pouvons alors constater que le sonnet repose sur un registre élégiaque, avec d'un côté un Baïf heureux, etd'un autre, le « chetif » (v9), «loing des yeux de mon Prince »(v9). Bien que rien ne nous indique l'identité formelle du « Je », par le jeu de l'implicite, nous pouvons penser qu'il s'agît là de Du Bellay, et donc que « mon Prince » fait référence au Roi de France.
Nous avons une désillusion de la part du « Je » (v.10) qui subissant l'exil ne peut être que malheureux.
Le poète fait une césure(v.11) en deux hémistiches qui va renforcer une double idée. En effet nous allons assister à l'égalisation du jeu rythmique, nous faisant entendre la musicalité du poème.
La « pauvreté » (v11) renvoie à l'idée de la déesse Fortune, il ne peut pas la fuir car cette dernière le transcende en sa qualité de Déesse. La pauvreté n 'est ici pas tant matérielle mais morale. Nous avons une énumération de...
tracking img