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  • Publié le : 22 mai 2011
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La burqa (en pachto, برقع), parfois orthographié burka, ou plus rarement bourka1, est un voile afghan intégral d'origine asiatique[réf. nécessaire] porté par les femmes, principalement en Afghanistan, auPakistan et en Inde. En France, le mot a été utilisé improprement par des politiques et journalistes au cours du débat sur la légalité du port du voile intégral islamique, le niqab, comme synonymede ce dernier.Le voile intégral correspond à une perception identitaire très forte mais erronée. La burqa telle qu'on la voit en France est la forme asiatique du voile intégral. Elle n'a jamais été portée au Maghreb avant aujourd'hui[réf. souhaitée]. Le voile intégral n'est pas islamique[réf. nécessaire], le porter n'est donc pas un "retour aux sources", contrairement à ce que pensent les gens.Faire de la burqa un élément d'identité et un symbole de l'islam est très récent, c'est une invention contemporaine[réf. souhaitée]. "La burqa est une invention contemporaine. (...) Elle n'a jamais été portée au Maghreb avant aujourd'hui. Le voile intégral n'est donc pas islamique", précise Leyla Belkaïd, designer spécialiste de la mode du monde méditerranéen2.
À l'origine, la burqa n'avait pas lesens qu'on lui donne aujourd'hui. Par exemple, le tchadri, le vêtement traditionnel des femmes en Afghanistan est au sens littéraire une burqa. Le tchadri, mot persan et synonyme de burqa, ne couvre pas le bas du pantalon des femmes et il est adapté pour que les femmes puissent sortir leurs bras pour faire le marché, par exemple. Les mains sont visibles. Certains types de tchadri sont mêmeouverts par devant, légèrement en dessous de la taille, laissant paraître robe et pantalon.La burqa (nouvelle version), selon le spécialiste de l'Islam et politologue français Olivier Roy, est une invention récente du mouvement intégriste salafiste dans les pays du Golfe et au Pakistan3. Avec ce vêtement qui ne date que d'une vingtaine d'années, l'enfermement de la femme est plus total qu'avecun tchadri puisqu'il s'accompagne de gants pour cacher les mains et que même les pieds sont dissimulés. Dans les pays où seuls les yeux n'étaient pas cachés, obligation est faite aux femmes de porter des lunettes de soleil ou de cacher leurs yeux à l'aide d'un morceau de tissu fin permettant de voir sans être vues. Ce voile intégral accentue ainsi violemment la tradition séculaire du purdah4. Lephilosophe Abdennour Bidar juge que le port de la burqa outrepasse largement cette tradition et qu’il ne se fonde sur aucune prescription coranique, y préférant pour sa part le voile laissant à découvert le visage, voire l’absence de tout voile et l’intériorité de la pratique religieuse4.Le port de la burqa dans les lieux publics est interdit, du moins théoriquement, dans de nombreuses communes belges, pardes règlements de police locale (zonale). Une proposition de loi dans ce sens déposée le 21 février 2005 à la Chambre des représentants par le chevalier François-Xavier de Donnéa (député du Mouvement réformateur, droite) n'a pas recueilli l'approbation de cette assemblée5.Les conseils d'au moins deux zones de police locale, Bruxelles-Ouest (regroupant les communesde Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren, Koekelberg, Jette, Molenbeek) et Maaseik, ont adopté des règlements généraux de police interdisant à quiconque de « se présenter dans l'espace public masqué ou déguisé », sauf autorisation expresse du bourgmestre. Quiconque enfreint ce règlement à Bruxelles-Ouest « sera puni d'une amende administrative de 150 €6,7 ». En mai 2008, une étude universitaire a révélé que 33 procès-verbaux avaient déjàété dressés dans des zones de police bruxelloises pour cette infraction, 21 à Molenbeek, 3 à Koekelberg, 2 à Saint-Gilles et 1 à Bruxelles8.
Dans les autres zones de police, les règlements généraux maintiennent en vigueur des articles disposant par exemple que « hors le temps du carnaval, nul ne peut se montrer masqué ou travesti dans les rues » ou que « sans autorisation de l’autorité...
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