Les syndicats en france

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  • Publié le : 31 mars 2011
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LES SYNDICATS SONT -ILS LEGITIMES?

L’histoire du syndicalisme est à l’origine de la construction des Relations sociales en France. Les droits sociaux acquis, se fondant aujourd’hui dans notre quotidien, sont en vérité le fruit de plus de deux siècles de lutte sociale et n’ont pas été concédés facilement.

Le syndicat, nom masculin (de syndic), se définit en tant que «Groupement constituépour la défense d'intérêts professionnels ou catégoriels communs : Syndicat ouvrier, patronal. Syndicat national de l'édition.» (Larousse)
Le terme «légitime» est un adjectif (du latin legitimus) qui se définit de différentes façons suivant son contexte: « - Qui a les qualités requises par la loi, le droit : Autorité légitime.
- Qui est consacré par la loi : Mariage légitime.
- Se dit depersonnes unies par les liens du mariage et de leurs enfants : Enfants légitimes.
- Qui est fondé en raison, en justice, en équité : Un désir légitime.» (Larousse)
La définition que nous retiendrons est celle du fondement en raison, en justice, en équité, l’intérêt du sujet étant de définir la place qu’occupe les syndicats dans les relations sociales.

Le sujet nous amène à cetteproblématique:
Comment justifier l’implication des syndicats dans la gestion des relations sociales en France ?
Dans un premier temps, nous verrons pour qui les syndicats sont-ils légitimes, en commençant par un retour sur les acquis historiques, puis nous analyserons la crise du syndicalisme, avec ses causes principales et l’avenir de celui-ci.

Pour qui les syndicats sont-ils légitimes? L’histoire dusyndicalisme en France, et ses acquis historiques, ont défini peu à peu le rôle du syndicat dans la gestion des relations sociales, jusqu’à encore aujourd’hui.
L’origine du mouvement syndical est apparue en 1791 avec la prohibition du droit de coalition des métiers et les grèves, par la loi Le Chapelier. Ce n’est que presque un siècle plus tard, en 1884, que Waldeck-Rousseau, jeune ministre del'Intérieur du gouvernement Gambetta, établit une loi reconnaissant le droit de rassemblement et la liberté des syndicats professionnels, ouvriers et patronaux. On note une réelle étape clé de l’histoire syndicale, celle du passage de la prohibition à l’encouragement.
S’ensuit en 1886, la Création de la «Fédération nationale des syndicats» (FNS), puis l’émergence de nombreux syndicats comme le «Syndicat des employés du commerce et de l’industrie», syndicat chrétien, précurseur de la CFTC.
En 1895 a lieu le Congrès constitutif de la Confédération Générale du Travail (CGT) à Limoges. Les principaux piliers en sont la fédération du livre et celle des cheminots, mais de nombreux métiers restent hors de la CGT.
Le début du vingtième siècle marque une grande page du syndicalisme: En 1919, lesconventions collectives sont autorisées et en 1946 la reconnaissance des droits sociaux est citée dans le Préambule de la Constitution.
Enfin, en 1982, la loi Auroux témoigne de la volonté de développer la négociation collective.
Ce bref historique des acquis sociaux témoigne du long parcours de la lutte sociale et de la préciosité des droits acquis. Cela met également en évidence une certainelégitimité des syndicats puisque ceux-ci sont les investigateurs de ces acquis sociaux et des valeurs accordées au travail. Nous allons maintenant nous demander si cette légitimité des syndicats s’étend à tous.

Au sein d’une entreprise, le syndicat occupe une place importante. C’est lui qui régule les litiges entre patron et salariés. Il est également garant de la préservation de valeurshumaines et de travail des salariés au sein de l’entreprise, ce qui la protège en quelque sorte de dépasser certaines limites qui vont à l’encontre des droits des travailleurs, ce qui à l’inverse dégraderait son image et véhiculerait une mauvaise réputation. En effet, les syndicats ont un lien proche avec les médias. C’ est un outil de protection, une barrière à ne pas franchir, un intermédiaire...
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