Les totalitarismes

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Quelque part, quelqu'un vit sans moi...

"A partir de ce jour, j'étais foutu, j'étais accro. Dépendre de quelqu'un d'autre que de moi-même, m'affaiblir, me torturer, c'était tout ce que jeredoutais. J'ai passé ma vie à m'attirer l'inimitié des autres, pour ne pas me retrouver face à la situation abjecte de n'être pas aimé alors que je l'avais demandé. En étant sciemment haïssable, je gardaisle contrôle, on me haissait parce que JE faisais en sorte qu'il en soit ainsi. [...]

Six mois de bonheur...la chute lente...Et un jour on se retrouve à jouer seul. L'autre retire ses billes, reprendses cartes, et vous restez là, comme un con, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini. Vousattendez en vain qu'elle relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses que vous n'avez pas encore abattues, et qui changeront le cours de la partie. Mais vous avez perdu. Moi, j'aiperdu.

Je l'aime.. Tout le temps, toujours, à en crever. Je l'aime endormie ou déprimée, je l'aime même cokée, abrutie, dégradée. Elle réussissait, je ne sais pas comment, à rester tellement puredans les situations les plus dégradantes que j'avais envie de me mettre à genoux devant elle.

Quatre mois que c'est fini. Il n'y a pas de mot. Depuis, je sors tous les soirs, je ne maîtrise plus rien,je me défonce comme jamais, je ne sais plus ce que je fais. [...]

Il y a un mois, j'ai rappelé Hell. Je ne tenais plus. Elle est arrivée rayonnante de beauté et d'indifférence, elle écoutait àpeine ce que je lui disais, elle passait son temps à observer les autres puis, sans que je comprenne ce qui lui prenait, elle m'a entrainé dehors, jusqu'à ma voiture, et on est allés chez elle. Uninstant, j'ai cru que mon coeur allait éclater, que je sortais d'un cauchemar, que j'étais là pour n'en plus repartir. Mais quelque chose en elle n'allait pas, j'avais l'impression que ce n'était plus la...
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