Les utopies et contre-utopies sont-elles une bonne forme argumentative?

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  • Publié le : 25 novembre 2009
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BEAUVILLAIN DISSERTATION

ANTOINE

1e ES1

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En vous appuyant sur les textes étudiés et vos lectures personnelles, vous vous demanderez en quoi les utopies et contre-utopies sont des formes argumentativesefficaces.

Les utopies et contre-utopies sont d’après l’étymologie un lieu parfait qui ne se trouve nulle part, « topie » signifiant « lieu idéal » et le privatif « u ». Ce sont donc une représentation, un allégorie d’un endroit, d’un monde parfait et où les hommes vivent en paix, le régime en place est parfait tout comme la société. Même si l’on n’a vraiment parlé d’œuvres utopiques qu’avecUtopia de Thomas More, il en existe des biens plus anciennes comme celles des auteurs de l’Antiquité tels que La République de Platon ou à La Politique d’Aristote. Les utopies résulte souvent de l’expression du ressentiment de l’auteur qui peut imaginer sa perception d’un monde idéal mais aussi bien dresser une critique de la société dans laquelle il vit : avec les deux guerres mondiales lesutopies se sont beaucoup développées car ces événements ont alimenté les esprits des auteurs : les scènes tragiques et horribles ont stimulé l’envie de retour à la paix pour certains et d’autres ont imaginé ce que pourrait devenir le monde. Mais l’efficacité de ces types de romans produit-elle réellement un effet sur le lecteur ? Comment sont-elles construites pour réussir à susciter notre attentionmais quelles sont les limites de leur pouvoir argumentatif ?

La technique argumentative privilégiée des utopistes (notés « U ») et contre-utopistes (notés « CU ») est la suggestion d’un monde incroyable où les conditions de vie dans la société sont parfois poussées aux extrêmes ; tout cela dans le but de faire réfléchir le lecteur.
Les gouvernements sont tous des tyrannies où ont entout cas la main mise sur la plus grande part des pouvoirs et manipulent et conditionnent la population. L’exemple de Globalia par Jean-Christophe Rufin où la population vivent dans les zones sécurisées qui sont principalement situées dans l'hémisphère nord, tandis que les non-zones, surtout dans l'hémisphère sud, sont réputées inhabitées et servent de refuge à des populations que le pouvoircentral qualifie de "terroristes". La population est donc cloîtrée dans ces « zones » par le gouvernement qui prétexte la sécurité du peuple. Un des dirigeants de Globalia évoque même ce confinement : « La liberté c'est la sécurité, la sécurité c'est la surveillance, donc la liberté c'est la surveillance. » Dans Utopia, de Thomas More, les habitants d’Utopie vivent dans a ville qui est entourée deremparts pour se protéger et d’où personne ne sort car la vie y est agréable ; mais on voit en fait que le fait de maintenir les Utopiens dans un état de bien-être constant n’est en fait un moyen pour son unique et mystérieux fondateur d’aliéner les pensée individuelles pour arriver à faire des habitants des personnes dociles mais ne pensant qu’en communauté.
Sur le plan social aussi les U etCU avancent des arguments de taille parfois choquants pour arriver à leurs fins, notamment dans les CU dont l’exemple du film de Richard Fleischer, Soleil Vert. Dans ce film d’anticipation la population New-Yorkaise culmine à 60 millions d’habitants alors que les ressources naturelles et la nourriture se fait rare. Seuls les riches peuvent se permettre de manger a peu près sainement, et un détail,frappant, montre une serre protégée par des grades armés où devrai se tenir Central Park et où sont entretenus et « maintenus en vie » les 3 derniers arbres de a ville et peut-être pire encore…
Enfin, le dernier grand point sur lequel les U et CU marquent le lecteur est l’économie. Encore une fois, le gouvernement à la mainmise sur l’économie et il y a un gouffre entre les catégories...
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