Les vilains petits canards

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  • Publié le : 20 décembre 2011
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Les vilains petits canards

Boris Cyrulnik

I. RÉSUMÉ DE L’OUVRAGE
II. AXES DE LECTURE
– Le concept de résilience
– Des exemples concrets

L’auteur

Boris Cyrulnik, naît le 26 juillet 1937 à Bordeaux, alors qu’il a six ans, ses parents sont arrêtés puis déportés, ils ne reviendront pas. Tandis qu’ils l’ont placé dans une pension, il échappe à une rafle et estcaché par plusieurs personnes. Ces événements dramatiques de son enfance vont déterminer ses choix professionnels.

Il suit des études de médecine, puis se dirige ensuite vers l'éthologie. Mais il continue à se diversifier, il est à la fois éthologie neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste. Il veut décoder la machine humaine. Il est responsable d'un groupe de recherche en éthologieclinique à l'hôpital de Toulon et enseigne l'éthologie humaine à l'Université du Sud-Toulon-Var.

A partir des années 1980, il publie plusieurs ouvrages comme « Mémoire de singe et paroles d'homme » ou encore « Les vilains petits canards ». Il est notamment connu pour avoir développé le concept de « résilience », renaître de sa souffrance. Il est par ailleurs membre du comité deparrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

L’œuvre

« Les Vilains petits canards » ont été publiés en février 2001 chez Odile Jacob. L’auteur analyse comment des enfants qui ont été maltraités résistent à ces traumatismes. Il développe le concept de la « résilience ».

I. RÉSUMÉ DE L’OUVRAGE

Au cours du récit, l'auteur nous expliquele concept de résilience en se basant sur des exemples d'individus qui ont subi un traumatisme durant leur jeunesse et qui l'ont surmonté. Il découpe sa réflexion en deux chapitres. Le premier, « la chenille » et le second « le papillon » contiennent chacun plusieurs analyses.

Dans le premier chapitre, il s’intéresse aux enfants avant leur naissance jusqu´a seize dix-huit mois. Cettepériode qui précède l’acquisition du langage constitue celle où l’enfant construit son tempérament avec l’histoire de chacun de ses parents.

L’enfant commence à le construire à travers sa relation avec sa mère. L’auteur explique que le processus de « réparation de soi » s’installe avant la naissance et permet de se reconstruire après une blessure. Selon lui, le bébé a déjà une vie prénatale, lefœtus n’est pas un « récipient passif ».

Il considère que durant la grossesse ce dernier est « avec sa mère » et non « dans sa mère ». Le bébé commence à répondre « à ses questions comportementales, à ses sursauts, ses cris ou son apaisement par des changements de postures et des accélérations cardiaques ».

Si la mère reçoit beaucoup de soutien affectif, elle transmet des conditions devie plus paisibles au nouveau-né. Si l’enfant a une mère dépressive, il s’attache à elle et à son malheur mais selon un mode particulier qui peut devenir une prison affective.

Avant d’apprendre le langage, l’enfant est façonné par le milieu dans lequel il arrive, « Faire naître un enfant n’est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde ». La mise au monde est la création par la mèred’un entourage où l’enfant pourra « tricoter sa résilience ».

Pour qu’il y ait sécurité affective il faut que l’enfant participe à une relation triangulaire qui inclut les deux parents. Ces personnes contribuent au développement de l’enfant. Il y a cependant des ressources internes qui s’apprennent avant la parole et des ressources externes alimentées par les tuteurs de développement. Lescomportements des parents nourrissent le développement de l’enfant, ce « triangle est la situation naturelle de tout être humain ».

Pour Boris Cyrulnik, le concept d´attachement précoce est essentiel, il en distingue quatre :

– L´attachement sécure (65% des cas), l´enfant explore son environnement quand sa mère n’est pas là car il sait qu´elle va revenir.

– L´attachement...
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