Les villes en france durant le second empire

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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|LES VILLES EN FRANCE DURANT LE SECOND EMPIRE |

La France demeure au XIXe siècle un pays majoritairement rural. A la veille du Second Empire, c'est encore 74,5% selon Éric Anceau, de la population qui vit dans les campagnes. Cependant, malgré l'attachement qui semble caractériser la relation desfrançais à leurs habitudes et mode de vie traditionnels, on constate que si les campagnes gardent toujours une certaine primauté, les villes, que nous considèreront comme des agglomérations regroupant au moins 10 000 habitants, connaissent une forte croissance. C'est sous le Second Empire, entre 1852 et 1870 que ce phénomène de croissance urbaine tend à prendre de l’ampleur. L'organisation urbainedoit alors être repensée, afin de répondre aux nouveaux problèmes que posent les villes de France qui ont peu évolué depuis l'Ancien Régime, dans un contexte de mutations sociales et une période de développement industriel. Quelles sont alors, les transformations que subissent le paysage urbain et ses représentations sous le Second Empire ? Après avoir vu comment se caractérise la croissanceurbaine, nous verrons les conditions de vie et représentations qui en découlent et influencent la politique urbaine de Napoléon III qui crée une ville nouvelle suscitant des réactions et controverses.

I. LA CROISSANCE URBAINE

a) Une France essentiellement rurale où l'on commence à quitter les campagnes
- La ville n'est pas le milieu de vie habituel des français. La population estmajoritairement rurale, et vit au son des cloches, fêtes religieuses, des cycles du travail de la terre. Le paysage habituel est celui des champs, du village et son clocher. La notion de collectivité y est forte.
- Cependant on constate que l'on quitte les campagnes. Ce sont souvent les jeunes qui partent en quête d'aventure, de travail, afin de quitter l'étouffement social ou fort de laconnaissance de quelqu'un qui a réussi en ville, mais on voit aussi des familles entières commencer à se déplacer. Ainsi, dans les dix premières années du Second Empire, on enregistre jusqu’à un taux de croissance urbaine de 2% par an pour certaines villes, alors que la population dans les campagnes chute de 74,5 à 67,5% dans les années 1870.

a) Les villes, des pôles d'activité en développement- Les villes sont de nouveaux pôles commerciaux et financiers. On y vend les productions de la campagne, on y trouve les banques ; naissance et développement de villes industrielles où se regroupe le prolétariat autour des usines dans un contexte d'industrialisation et de production ; développement des stations balnéaires et thermales, par exemple Biarritz ou Nice, dans une société où sedéveloppent les loisirs.
- Attractives, car elles sont souvent vues comme synonyme de travail avec les usines qui s’installent auprès des villes et recherchent une main d’œuvre souvent non-qualifiée. Ainsi on voit s’installer souvent des travailleurs saisonniers, temporaires qui vont des compagnons, ouvriers qualifiés aux petits ouvriers. Par exemple : les maçons creusois.
- Les villesconcentrent l'activité politique et administrative, elles sont donc synonyme de réussite sociale pour les plus aisés et instruits qui souhaitent acquérir une notabilité. Les chefs-lieux sont souvent les plus grandes agglomérations des régions.

b) La modification du paysage urbain
- Les agglomérations qui étaient déjà les plus peuplées sont celles qui se développent le plus, mais on constate quede plus en plus de lieux s'urbanisent. Cela pas tellement à cause des naissances, mais des arrivants : immigrés, ruraux, travailleurs saisonniers. Les villes qui attirent le plus la population sont les grandes agglomérations telles Paris ou Lyon qui comptait environ 175 000 habitants en 1848 en compte 350 000 en 1871 ; les bastions industriels pour la plupart situés dans le Nord et Nord-Est...
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