Les zep ont-elles permis la baisse des inégalités ?

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  • Publié le : 3 juin 2011
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Les ZEP ont-elles permis la baisse des inégalités ?

Depuis toujours, la société est inégalitaire. On retrouve ces inégalités dans un domaine essentiel de la vie des individus, celui de l’école, celui ou tout commence et qui influence notre avenir. C’est contre ces inégalités que sont nées les ZEP.
Les ZEP (Zones d’Educations Prioritaires) ontété créées en 1981 par Alain Savary, dans le but de lutter contre l’échec scolaire et les inégalités sociales dans des zones particulièrement difficiles (c’est-à-dire concentrant des populations défavorisées socialement et/ou scolairement). Pour y parvenir, l’effectif des classes est diminué et les établissements mettent en place des moyens supplémentaires.
Pourquoi ces zones ont de moins bonsrésultats ?
Dans les quartiers populaires, de plus en plus d’écoles et de collèges sont fuis par 30 ou 40% de la population scolaire du secteur et accueillent 80 ou 90% d’élèves issus de l’immigration. Les élèves « modestes » quittent alors ces zones (et ce d’autant plus depuis que la carte scolaire a été supprimée), les élèves défavorisés se retrouvant rassemblés. On parle donc ici d’apartheidsocial et racial qui s’est développé dans le système scolaire.
Dans la plupart des cas, la ghettoïsation d’une partie des écoles « de banlieue » va de paire avec l’instabilité et la fragilité des personnels de l’Education Nationale. Dans certains collèges, 50% des professeurs changent chaque année et 70% au moins demandent leur mutation.
La conjonction de ces deux phénomènes –médiocritéde l’encadrement pédagogique et concentration d’élèves défavorisés- produit échec scolaire massif et … violence.
Il est d’ailleurs prouvé par de nombreuses recherches que les enfants d’origine populaire et les élèves faibles sont les plus sensibles aux variations pédagogiques et à l’environnement scolaire.
Les ZEP, facteur de réduction d’inégalités
A leur naissance, l’accès aubaccalauréat était réservé au tiers d’une génération et les élèves en classe de quatrième et troisième ne représentaient que les deux tiers de ceux des classes de sixième et cinquième.
Ainsi, dès 1981, les recteurs ont défini 700 ZEP soit 15% des écoliers et collégiens.
De 1984 à 1990, la scolarisation et le niveau des études augmentent considérablement.
En 1990, 56% d’une génération amaintenant accès au niveau du baccalauréat.
Pour parvenir à une augmentation de la réussite, l’effectif du nombre d’élèves par classe doit diminuer.
En effet, une étude a été faite par Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire sur l’impact de la réduction du nombre d’élève par classe dans les ZEP. Le résultat montre bien que plus les élèves sont nombreux par classe, plus la réussite seradifficile. Nous pouvons en exemple voir que la taille moyenne des classes de CE1 est d’environ 20,9 dans les écoles classées en ZEP et de 22,8 dans les écoles classées hors ZEP (soit un différentiel de 1,9 élèves).
Cependant, cette baisse n’est pas significative, Piketty et Valdenaire soutiennent d’ailleurs qu’une plus forte baisse des effectifs serait encore plus favorable aux élèves.Ensuite, des moyens supplémentaires devaient être mis en place comme un système de soutien et de tutorat. Le collège Henri-Dunant à Meaux bénéficie d’environ 6% d’heures d’enseignement en plus, sous forme de postes ou d’heures supplémentaires pour faire du soutien en petits groupes et de l’aide aux devoirs.
Par ailleurs, les élèves de 6e et de 5e qui ont des problèmes particuliers (de comportement ouscolaires) bénéficient du suivi hebdomadaire d’un tuteur.
Enfin, le collège a droit à cinq postes et demi d’assistants d’éducation, de deux postes d’aide-éducateur, d’un poste de surveillant et de deux conseillers principaux d’éducation (CPE), soit un encadrement relativement important. Il dispose aussi d’une infirmière scolaire et d’une assistante sociale à temps plein. Un adulte-relais fait...
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