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  • Publié le : 31 mai 2010
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L'Étranger est un roman d'Albert Camus, paru en 1942. Il prend place dans la trilogie que Camus nommera « cycle de l'absurde » qui décrit les fondements de la philosophie camusienne : l'absurde. Cette trilogie comprend également l'essai philosophique intitulé Le Mythe de Sisyphe ainsi que les deux pièces de théâtre Caligula et Le Malentendu . Le roman a été traduit en quarante langues et uneadaptation cinématographique a été réalisée par Luchino Visconti en 1967.

|Sommaire |
|[masquer] |
|1 Présentation |
|2 Analyse et commentaires |
|3 Prolongements |
|4 Voir aussi|
|4.1 Articles connexes |
|4.2 Liens externes |
|5 Sources |
|5.1 Bibliographie |

[pic]Présentation [modifier]

Le roman met en scène un personnage-narrateur, Meursault, vivant en Algérie française. Le protagoniste reçoit un télégrammelui annonçant que sa mère vient de mourir. Il se rend à l'asile de vieillards de Marengo près d'Alger et assiste à la mise en bière et aux funérailles sans prendre l'attitude de circonstance que l'on attend d'un fils endeuillé.
Après l'enterrement, il rencontre Raymond Sintès (un voisin de palier) qui l'invite à la plage. Ce dernier est souteneur et s'est montré brutal avec sa maîtresseMauresque ; il craint des représailles du frère de celle-ci. Se promenant sur la plage, ils croisent deux hommes dont l'un est le frère de la jeune femme. Une bagarre éclate, au cours de laquelle Raymond est blessé au couteau. Plus tard, Meursault marche seul sur la plage, il est accablé par la chaleur et le soleil, il rencontre à nouveau l'un des Arabes, couché à l'ombre d'une source, qui à sa vue montreson couteau. Meursault sort de sa poche le revolver de Raymond, abruti par la luminosité, par la touffeur, ébloui par le reflet du soleil sur la lame du couteau, il tire et tue l'arabe. C'est la fin de la première partie.
Dans la seconde moitié du roman, Meursault est en prison, son procès se prépare, puis il est jugé et condamné à la guillotine.

Analyse et commentaires [modifier]

Ils'agit donc d'un roman - Camus a un jour écrit : « Si tu veux être philosophe, écris des romans » - dont le personnage principal, mystérieux, ne se conforme pas aux canons de la morale sociale, et semble étranger au monde et à lui-même. Meursault se borne, dans une narration proche de celle du journal intime (l'analyse en moins), à faire l'inventaire de ses actes, ses envies et son ennui. Il estreprésentatif de l'homme absurde peint dans Le Mythe de Sisyphe, l'absurde naissant « de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde ».
L'écriture du roman, particulièrement neutre et blanche, fait la part belle au passé composé, dont Sartre dira qu'il « accentue la solitude de chaque unité phrastique ». Le style ajoute donc à la solitude de ce personnage face au mondeet à lui-même.
• Point de vue philosophique
Sans doute Camus, par ce roman du « cycle de l'absurde », a-t-il transposé sur le plan romanesque la théorie du Mythe de Sisyphe. C'est du moins la lecture immédiate que l'on peut faire de ce récit, celle que Sartre a fort bien éclairée dans Situations I. L'existence ici-bas n'a pas de sens. Les événements s'enchaînent de manière purementhasardeuse, et c'est une sorte de fatalité qui se dresse devant nous. C'est pourquoi Meursault se borne à faire l'inventaire des événements de manière froide, distante, comme si ceux-ci survenaient indépendamment de toute volition. Mais Meursault reste un personnage positif, qui s'accommode parfaitement de cette existence. Aussi ne triche-t-il pas avec la vérité, devant Marie, Cardona ou le tribunal....
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