Lettre 81 liaisons dangereuses

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  • Publié le : 4 novembre 2009
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Commentaire de texte (6)
Les liaisons dangereuses, CHODERLOS DE LACLOS
Lettre LXXXI (81)

Plan :

I/ Un discours argumenté sous forme épistolaire
A- L’emploi des pronoms personnels
B- Les articulations logique
II/ Les relations homme/femme
A- Le vocabulaire de la guerre et de la réalitéB- Relations dominants/dominés
III/ Madame de Merteuil
A- L’observatrice des comportements de son siècle
B- Une combattante
C- Une rhétoricienne

Commentaire :

Introduction : Dans le lettre LXXXI (81), écrite par la marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont celle-ci se pose en rivale de soncorrespondant en matière de libertinage, ce qui est au centre des débats est en effet la séduction, les stratégies développées par les libertins et les systèmes de défense mis en jeu dans la partie adverse. Le choix d’un vocabulaire guerrier est d’ailleurs significatif du plan sur lequel se situe les opérations : il s’agit de combat, de domination, de victoire ou de défaite. A travers le libertinage,c’est donc la question des rapports entre les sexes qui est posée, l’exposée de la Marquise a pour objet d’expliquer pourquoi et comment elle a dû se forger ses propres armes dans un contexte où la domination masculine n’est jamais remise en question. La lettre commencée par l’affirmation de la supériorité manifeste de la marquise se poursuit par une véritable démonstration qui expose les raisons qu’unfemme peut avoir de se venger des hommes. Cette lecture s’attachera donc à la structure argumentative de l’extrait, à l’exposé des relations homme/femme et à l’image que la marquise donne d’elle-même.

I/ A – L’emploi des pronoms personnels
La lecture de l’extrait fait apparaître plusieurs éléments :
- les indices d’un discours à la première personne, adressé à un « vous »ambigu, des articulations logiques soulignant la progression d’un exposé qui développe et illustre la thèse initiale, l’intention de convaincre est évidente.
- 1ère pers. sing. Complément ou sujet désigne épistolaire qui intervient dans son propre nom. Elle est directement concernée, à la fois comme auteur du discours et comme éléments du discours : « je », « parle de moi » ce qui montre le rapportlettre/autobiographie. Ici, il s’agit d’une confession sur le plan romanesque car le narrateur et le personnage se confondent, l’auteur est constitué par une autre instance.
- 1ère pers. plur., « nous » employé souvent et peu se révéler ambigu : s’agit-il d’un pluriel englobant les deux interlocuteurs (vous et moi en temps que Roué) ou les femmes (moi et elle du même sexe) les deux casco-existent et montrent bien les différents mondes dans lesquels évoluent la marquise. Ainsi, « supposons » désigne les deux interlocuteurs, en revanche les autres occurrences désignent les femmes dont l’épistolière se sent en partie solidaire dans une relation néanmoins complexe.
La deuxième personne du pluriel, vrai pluriel ou forme de politesse, le « vous » désigne soit Valmont, soit les hommes engénéral, l’expression « croyez-moi » désigne le correspondant cité juste après par on titre « Vicomte ». Parmi les autres apparition de « vous » certaine renvoie donc à cet interlocuteur unique souvent parce qu’il est mis en cause en temps qu’homme entretenant une relation privilégiée avec l’épistolière d’autre aux hommes en général. Ainsi, la vision du monde de la Marquise se divise en trois mondes, leshommes, les femmes qui se livrent un combat sans merci pour les armes de la séduction et de la résistance, et « nous » naît pour vaincre cette bataille. Pourtant, la première personne du singulier est bien plus forte que ce « vous » par lequel elle désigne Valmont. Finalement ce « nous » ne réunit pas deux personnes égales, la partie étant plus dure pour une femme et la marquise faisant au...
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