Lettre pour elisabeth quelques indices

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1021 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 20 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Qu’est-ce qui nous rend heureux? Il semble exister une alternative que Descartes formule de manière abrupte: Le souverain bien peut-il s’identifier à la joie ou est-il lié à une vie consacrée à la pensée ?
Pour résoudre le problème, l’auteur énonce clairement les trois conditions à observer pour atteindre le bonheur.

- Savoir qu’est-ce qui nous rend malheureux, et combattre ces obstacles ànotre bonheur.

- Se débarasser de certains plaisirs qui entravent sa recherche : la vie joyeuse et la gaité

- Existe-t-il une méthode qui nous rendrait véritablement “contents?” C’est la recherche de laverité

Vocabulaire à expliquer pour relever l’intérêt du texte :

Le “souverain bien” désigne ici le bonheur. Il est généralement assimilé à la vie heureuse comprise comme un but, unefinalité à laquelle doivent conduire toutes nos actions. Tout homme désire ce bonheur, cette “satisfaction intérieure”.

De quoi sommes nous contents ? Beaucoup le confondent avec la joie et la gaité, d’autres l’espèrent dans le plaisir éprouvé à la satisfaction de certains désirs.

Descartes veut montrer que le souverain bien ne se confond pas avec la joie  : c’est l’enjeu moral de connaissance etde maîtrise de soi.

Etude ordonnée du texte :

1/ Je me suis quelquefois proposé un doute …

Descartes nous dit y avoir quelquefois réfléchi.

Ce doute est simplement une alternative possible entre deux idées qui s’opposent sans que nous puissions réellement trancher. C’est l’opposition entre “imaginer”/” ignorer” et  “concevoir”/”connaître” .

Le but est de savoir ce qui nous rendheureux : Vaut-il mieux imaginer, ou vivre “en se repaissant de fausses imaginations” ou bien  connaître la vérité, avoir plus de considération et de savoir afin de se juger et de se mesurer aux autres ? =la joie et la tristesse.

La joie s’applique ici à des biens ephémères que Descartes dénonce comme les biens c’est-à-dire ce que l’on possède comme biens matériels et extérieurs à nous mêmes.Certains hommes croient posséder plus que d’autres. Mais il y a pire, il s’agit aussi de nos pensées, de nos qualités intérieures, et là aussi certains se croient mieux dotés que d’autres. Ces hommes s’illusionnent : Se croire supérieur aux autres c’est se mentir pas seulement aux autres mais à soi-même, on se nourrit d’illusions.

En effet la joie résulte soit d’un contentement facile (lesvapeurs du vin ou du tabac), soit d’une “vraie satisfaction d’esprit” . La première façon que cite Descartes de se rendre joyeux correspond à celle des “brutes” qui s’étourdisent dans des plaisirs faciles et éphèmères de joies médiocres et passagères ; ce n’est qu’une gaité superficielle, le fait de ceux qui  noient leurs déplaisirs, qui s’illusionnent eux-mêmes en laissant subsister l’ amertumeintérieure.

2/ Mais je distingue entre le souverain bien…

Il existe une seconde façon de se rendre joyeux et d’engendrer la satisfaction d’esprit. Le bonheur est l’exercice de la vertu en donnant ici au mot son sens latin de virtu, force intérieure, puissance et maîtrise de soi. C’est un exercice et non quelque chose qui nous est donné, elle s’acquiert par des efforts, des répétitions, bref, unapprentissage. Or, ce dernier  dépend de notre libre-arbitre affirme Descartes, c’est-à-dire de l’usage que nous faisons de notre liberté.

C’est une plus grande perfection de connaître la vérité la solution du doute est alors explicite, mieux vaut connaître la verité sur soi-même que de s’illusionner en se croyant supérieur et mieux loti que les autres. La recherche de la connaissance de soi estle commencement même de la vertu, la condition de l’usage de la liberté. Il faut alors être conciliant et prêt à accepter une certaine tristesse qui découlerait de la connaissance de nos défauts, notre désavantage, pour pouvoir remplacer une joie médiocre et passagère par un contentement réel et durable. Nous ne sommes pas parfaits mais capable de nous perfectionner par la force de notre esprit....
tracking img