Lettre xxiv montesquieu

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2409 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 octobre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Lettre XXIV , Lettres persanes (Montesquieu)

INTRODUCTION
• AUTEUR : Montesquieu (1689-1755) magistrat et écrivain français que les études destinaient à être parlementaire il voyage beaucoup. Il est l’auteur de nombreux mémoires, de romans parmi lesquels : Lettre persanes (1721), de Pensées et d’ouvrages d’analyse tel que De l’Esprit des Lois
• OEUVRE : Lettres Persanes est un romanépistolaire écrit en 1721. Les deux personnages sont persans : Uzbek et Rica. Ils ont quitté la perse pour se rendre à Paris et y découvrent les parisiens, leurs opinions politiques et religieuses. Sentiment d’étonnement éprouvé. Ils restent huit ans à Paris d’où ils écrivent à leurs amis dont la lettre 24 adressée à Abben que nous étudions. C’est une manière indirecte de critique la sociétéfrançaise qu’utilise Montesquieu. Vu la date c’est Louis 14 qui est visé ainsi que la régence.
• EXTRAIT : Dans cet extrait Uzbek et Rica découvrent la France, ils sont très étonnés. Cet étonnement est un moyen pour Montesquieu de souligner des aspects critiquables de la société : le mode de vie des parisiens, le pouvoir royal et du pape qui sont jugés excessifs.
Problématique : Comment lafiction épistolaire devient-elle une arme de critique politique et sociale pour Montesquieu ?
I) Une lettre écrite par un étranger
Titre : indice d’une correspondance fictive
- lettre située et datée : éléments figurant à la fin de la lettre = lettre écrite à Paris (mention « De Paris ») = datée selon le calendrier persan « 4 de la lune de Rebiab 2 »+ précision par l’année du calendrier chrétien « 1712 » = présence d’un double système d’énonciation : la lettre rédigée en 1712 appartient au roman épistolaire que Montesquieu publia en 1721. Il s’agit donc d’une lettre fictive. - indication du nbre de correspondants : 2 noms = 1 destinataire Ibben et un émetteur « Rica » = deux persans, deux étrangers - cadreoriental : lieu du destinataire aussi indiqué « Smyrne » : en Perse, lieu étranger, oriental comparaison entre Paris et Ispahan (l. 5) ; allusion aux maisons basses des villes orientales ; évocation des «voitures lentes d’Asie» et du «pas réglé (des) chameaux» (l. 9-10). - marques de la présence des deux personnages dans la lettre = « je »pour l’émetteur, 2PS pour le destinataire « ce que je te dis » , « t’étonner » - emploi du présent de l’indicatif : valeur d’énonciation = l’émetteur écrit dans cette lettre ce qu’il pense sur le moment + constat général sur la situation en France = thème de la lettre : observation + présentation inattendue du roi de France et du pape
- présence de l’origine étrangère(perse) des correspondants visibles = bcq d’éléments renvoient à la Perse = 2 noms persans = localisation du destinataire à Smyrne = datation par référence au calendrier perse au lieu du calendrier chrétien = ces éléments rappellent au lecteur qu’il s’agit bien de « lettres persanes » : lettres d’unpersan à un autre = distance critique, regard objectif d’un étranger sur la sté française - celui qui parle essaye de désigner des réalités dont il ne connaît pas le nom exact ex : « des titres à vendre » : vénalité des charges « trois ne font qu’un » : allusion imagée à la sainte Trinité mise de mots en italiques « s’appellele Pape », « qu’il appela Constitution » = utilisation de termes non familiers, qu’il répète mais sans forcément vraiment les saisir, sans les prendre en charge sur le plan narratif = les épistoliers ne maîtrisent pas encore tout à fait les réalités qu’ils découvrent et qui sont différentes des leurs mœurs
C° : principe de la lettre étrangère =...
tracking img