Lettre a baudelaire

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  • Publié le : 25 mars 2011
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De Jean Pirely,
27 rue du Plats Pays,
75000, Paris.

A Charles Baudelaire,
60 Rue Pigalle,
75000, Paris.

Paris, le 17 juin 1858,

Cher Charles Baudelaire,

Voilà déjà plusieurs mois que je me suis procuré votre recueils Les Fleurs du Mal, que j'ai lu, entièrement, passionnément « le long du vieux faubourgs, ou pendant aux masures les persiennes, abri des secrètes luxures ». Je nesavais vraiment qu'elle était mon objectif, sans doute de découvrir votre art, beau poète, celui de la poésie. Le fait de me reconnaître à travers vos écris, de ressentir énormément de sentiments divers et variés m'aura permis d'avoir une nouvelle approche, une nouvelle estime pour la poésie. Vous vous demandez sûrement en ce moment précis qui est derrière cette plume. Disons seulement que je suisun citoyen de la « fourmillante cité, cité pleine de rêves, où le spectre en plein jour raccroche le passant ». Et que je vous écris afin de vous faire part de ma fascination pour votre travail.
J'ai remarqué que dans votre ouvrage, la femme à une place prépondérante et jouait pour vous un rôle très important car leurs « yeux sont la citerne où boivent [vos] ennuis ». En effet, suite à ma premièrelecture j'ai rapidement observé que que la femme n'avait pas de prix, vous rendait heureux, pareille à un surhomme. Je l'ai déduit grâce aux nombreuses allégories féminines présentes dans le recueil. On peut donc y voir la femme représenter la beauté car cette dernière « marche sur des morts dont [elle se] moque ». On peut aussi la voir représenter la nature car « en sa verve puissante [elle]concevait chaque jour des enfants monstrueux ». Ou encore, la femme est tel la mort, elle « nous tient souvent par des liens subtils ». Ces diverses allégorie ont alors été pour moi, les premières preuves de l'importance capitale de la femme dans Les Fleurs du Mal. J'ai donc pu observé avec un grand contentement que vous prêtiez énormément d'attention aux femmes, « belle[s], comme un rêve de pierre »et particulièrement aux femmes qui partagent votre quotidien ce que je trouve tout à fait respectable. De ce fait, j'ai pu remarqué que dans votre recueil et plus précisément dans la partie Spleen et Idéal, il y avait certains poèmes dédiés à ces dames. Tout d'abord, j'ai vu des poésie destinées à Mme Jeanne Duval, « maitresse des maitresses », « reine des adorés ». Celles-ci m'ont beaucouptouché, m'ont beaucoup tourmenté tellement mon histoire avec la femme que j'aime est semblable. Un flux constant d'amour, ou le vent souffle quelque fois pour éteindre la flamme de nos cœurs, heureusement sans grande réussite pour le moment. J'ai ensuite pu voir certains poèmes attribués à Mme Apollonie Sabatier, « ange plein de beauté », « ange plein de bonheur ». Ceux-ci m'ont moins concernés mais jeconçoit le fait de mettre une femme sur un piédestal, de la voir comme une divinité. Enfin j'ai remarqué que quelques textes était en faveur de Mme Marie Daubrun, « séduisants climats ». Que vous considériez plus comme votre « enfant, [votre] sœur » que comme votre amante d'après ce que j'ai pu lire. En tous les cas, toutes ces éloges à ces compagnes, ces compagnes qui vous rende joyeux, heureux,radieux, m'auront permis de mieux me rendre compte de l'importance de la femme dans la vie d'un homme. Sans celle-ci, tout est dépeuplé comme dirait Mr de Lamartine et je m'en aperçoit réellement aujourd'hui, grâce a votre talent d'écriture. Vous m'avez fais ouvert les yeux, et je vous en suis reconnaissant. En revanche, j'ai aussi pu remarquer que dans certains poèmes destiné à ces dames, cen'était pas de l'amour mais plutôt de la haine, de la déception, du dégout que vous ressentiez. J'en ai donc déduit que la rupture amoureuse était la cause de ces sentiments à l'égares de ces femmes. Vous en dressez alors un portrait très dur dans quelques poésies étant donné que vous changer radicalement de vocabulaire pour qualifier vos maitresses. En effet, il n'est plus question d'« aimable et...
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