Lettres persannes

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  • Publié le : 29 décembre 2010
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BERTHENET
Léa
Français

Au XVIIIe siècle le goût pour les voyages et un certain exotisme oriental se traduit par une véritable mode dans les récits fictifs de l’époque. Ainsi Montesquieu en publiant ses Lettres Persanes en 1721 offre-t-il à ses contemporains l’occasion de satisfaire leur penchant tout en leur proposant un regard critique sur la société de son temps. Economiste etjuriste, Montesquieu saisit l’opportunité d’éclairer ses contemporains sur la situation de la France grâce au roman épistolaire. La correspondance de ces personnages, deux Persans voyageant en Europe, dresse la satire des institutions de l’Ancien Régime mais est aussi l’occasion pour l’auteur de défendre ses idées, comme dans cet extrait de la lettre CVI où Usbeck décrit Paris, capitale du luxe à son amiRhédi Nous montrerons comment la lettre d’Usbeck porte la marque de la personnalité et des idées de Montesquieu puis en quoi elle est également l’occasion de dresser un tableau vivant de Paris capitale du luxe et du travail.

Les Lettres Persanes est un roman implicite. Montesqieu le montre à travers plusieurs incertitudes pour ne pas dire directement se qu’il pense. « Paris est peut-être »c’est l’incertitude que Paris soit la ville la plus sensuelle du monde, le « peut-être » est cassé par le « mais » qui donne une barrière au fait que la capital soit la plus sensuelle des villes. Paris est démontrée comme la ville la « plus… » l’auteur l’utilise trois fois de suite, ce qui donne un aspect de supériorité lorsqu’il dit « la plus sensuelle », « le plus de plaisir » mais la chaine desupériorité se casse à cause du «mais c’est peut-être […] une vie plus dure. ». « Il faut que dès […] le plus grand monarque de la terre. » cette phrase dénonce un travail exagéré. La préposition « dès » montre une accélération dans le texte, et ca donne aussi une idée de travail difficile qui doit se faire très vite. Le numéral cardinal « cinquante » démontre combien il faut de personne quidoivent être à disposition pour une seule personne, comme est dit « Pour qu’un homme vive délicieusement il faut que cent autres travaillent sans relâche. » Montesquieu donne un avis politique en parlant de la façon que le « monarque » a de s’occuper de son royaume. « Je suppose […] qu’il y eût au monde » en utilisant le verbe supposer, Montesquieu se protège de son avis, il dit que la France est unpays qui a trop besoin de luxe, alors que chez lui le travail suffit et qu’il y en a beaucoup. Ce roman est épistolaire donc il correspond donc avec une autre personne, « Vous voyez » il parle à Rhédi, mais en disant ça il peut aussi parler au lecteur, il démontre qu’un homme qui pense avoir de quoi vivre, n’a pas tant que ça, puisqu’il se tue tellement à latâche que l’artisan reste quand même malheureux pour le bonheur des autres. Il pense que la France est un état misérable, qui ne pense qu’à la beauté et que ce luxe n’est qu’industrie. Il montre l’envers du décor en demandant à Rhédi où est l’esprit de mode de Paris et lui démontre que ce n’est qu’un seul aspect de Paris.

Cet extrait est un tableau vivant de Paris en montrant du doigt letravail que fournissent les artisans français. Il y a un champ lexical du travail : « travail, artisans, s’enrichir, industrie, cultures, champs ». « sans relâche » montre que les artisans travail d’arrache pied. Le numéral cardinal « cinquante »  est là pour donner une vraie valeur et démontrer le monde qui travail pour une personne. En écriant que manger et boire est un loisir, l’auteur prouveencore une fois le travail à accomplir, de plus boire et manger sont deux choses obligatoire pour la survie, ce n’est pas qu’un loisir, c’est une question de survie, donc le travail peut tuer un artisan qui travaillerait trop. « Cette ardeur pour le travail »cette phrase est ironique, puisque l’artisan n’a peut être pas envie de travailler autant. Dans la phrase « Vous voyez […] dit-il, de quoi...
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