Linda

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  • Publié le : 21 avril 2011
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La mort du roi Tsongor – Laurent Gaudé

« La mort du roi Tsongor » est le second roman de Laurent Gaudé, écrit en 2002, un an après « Cris » et les cinq pièces de théâtre qui marquent le début de l’œuvre de cet auteur.

« Cris » était l’évocation de la guerre 1914-1918, une plongée brutale dans les tranchées, avec la peur, la folie, la mort, mais aussi une opposition entre le front etl’arrière, les deux univers ayant du mal à s’articuler et à se comprendre.

« La mort du roi Tsongor » reste dans l’univers de la guerre, mais différemment. Ici, personne ou presque n’échappe au conflit. Il y a plus ni avant, ni arrière mais un immense champ de bataille, un empire qui se déchire et qui ne sera peut-être bientôt plus que poussière.

Résumé

Quelque part, en Afrique peut-être mais cepourrait être n’importe où, le roi Tsongor s’est bâti un empire, vaste et puissant. Un jour, face à un homme ou peut-être face au dégoût et à la lassitude, il a cessé ses conquêtes et s’est consacré à son peuple et à ses cinq enfants, quatre garçons et une fille : Samilia.

Samilia doit se marier avec le prince d’un royaume voisin. Tout ne doit être que magnificence, promesse d’un bonheur éclatantet ultime couronnement pour Tsongor. Mais, la veille des noces, un autre prétendant, jadis élevé au palais, se présente. Ce sera la guerre et le geste de Tsongor, qui se tue pour éviter le pire, reste vain. La guerre de Massaba aura lieu.

Le récit prend alors des accents homériques lorsqu’il relate les combats, avec des personnages hauts en couleurs à l’exemple de ces guerriers qui setravestissent pour combattre ou des amazones dirigées par la reine Mazébut.

Le clan Tsongor se divise. Le plus jeune, Souba, sur la demande que lui a faite son père avant de mourir, part dans tout le royaume pour offrir à son père une demeure d’éternité. Il a pour mission de construire sept tombeaux, sept lieux à l’image que ce que fut son père : une tâche rude où il épuisera de nombreuses années.A Massaba, les autres enfants du roi choisissent des camps opposés. Les combats continuent, sauvages, où tous se détruisent peu à peu. Mais la cause de cette passion n’est peut-être pas Samilia, auquel aucun des prétendants ne veut renoncer mais dont tous finissent par demander la mort. Elle refuse de se tuer et part pour une vie d’errance alors que les combattants finissent de s’entretuer auparoxysme d’une folie que le vieux Bartak incarne, totalement sous l’emprise de la drogue…

Souba revient, retrouve Katabolonga, le vieux confident de son défunt père, et tient sa promesse. Espoir de renouveau ou vaine fidélité dans un monde qui n’existe plus ?

Quelques mots sur l’auteur et ses écrits

Laurent Gaudé est un dramaturge français, né en 1972 à Paris. Il semblerait que l’écritureait toujours été une évidence pour lui. Il écrit tout en poursuivant des études littéraires et, dès 1999, ses premières pièces sont jouées.

Le théâtre est un domaine où il excelle, avec des œuvres telles que « Combats de possédés », « Onysos le furieux », « Pluie de cendres », « Cendres sur les mains », « le tigre bleu de l’Euphrate », « Salina », « Médée Kali », « Les sacrifiées », « SofiaDouleur », « Sodome, ma douce ».

Inspiré par les grands mythes, par la tragédie et l’épopée, Laurent Gaudé connaît le succès avec ses romans : « Cris », « La mort du roi Tsongor », « Le soleil des Scorta » qui obtient en 2004 le prix Goncourt, mais aussi le troublant « Eldorado », « La porte des enfers » ou « Dans la nuit Mozambique », ce dernier titre était plutôt un recueil de nouvelles.Portraits d’hommes et de femmes qui suivent leur destinée plus qu’ils ne choisissent leur vie. Sombres destins, dans des contextes à la fois particuliers et tellement ordinaires : la guerre, la misère, l’émigration, l’esclavage… Ce sont des tragédies, sombres, sublimes mais ce ne sont pas des drames. Il y a toujours une lueur d’espoir dans l’œuvre de Laurent Gaudé. Souba, dans « la mort du roi...
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