Lire, c'est la vie

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  • Publié le : 27 mai 2010
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Bien que nous apprenions l’alphabet, puis la grammaire, dès notre enfance, cela ne signifie pas que nous soyons de bons lecteurs pour autant. L’expérience des années enseigne que ce n’est pas parceque nous sommes capables de déchiffrer lettres et mots que cela signifie que nous maîtrisons l’art de la lecture. Lire, c’est d’abord choisir. Quel roman nous intéresse? Quelle histoire nous répugne?Dès lors, choisir un livre, c’est se choisir. Pour bien lire, il faut d’abord bien se connaître.

Voilà pourquoi, après plus de trente ans passés (1979 à 2009) à écrire pour la mensuel L’Actualité, leromancier (et essayiste et cinéaste et journaliste) Jacques Godbout propose un portrait, le sien, esquissé au moyen des nombreuses critiques littéraires qu’il y aura offertes. Publié chez Boréal dansla collection Papiers collés, ce recueil a pour titre évocateur Lire, c’est la vie.

Bien qu’on y retrouve quelques noms et titres devenus depuis des classiques (Le livre du rire et de l’oubli deKundera, No Logo de Naomi Klein, Finkielkraut ), Godbout a l’instinct des grands penseurs en proposant souvent des œuvres « hors normes », ou à tout le moins qui se trouvent loin des pyramidesbabylonesques des grands libraires. Clairement, l’écrivain souhaite nous faire découvrir les perles cachées. C’est ainsi que réflexions et critiques tant sur des romans que des essais et de biographiesremplissent plus de trois cents pages.

«La vie réelle est à la portée de tous; la vraie vie, celle de la littérature, nous permet d'approfondir la vie réelle, mais demande un effort de l'esprit. Entrois heures d'absence au monde, plongé dans un roman russe, vous avez vécu trente ans de plus que votre voisin qui a passé sa soirée au centre commercial; vous êtes donc plus riche, et lui plus pauvred'être de cette pauvreté qu'aucun bien-être social ne saurait adoucir.»

Avant même la page cinquante, j’ai compris que Jacques Godbout se perçoit davantage comme un passeur de livres que comme un...
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