Lithiase urinaire et lec

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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Lithiase urinaire et LEC

La lithiase urinaire touche de plus en plus de personnes dans nos pays.
Au 20ème siècle, dans les pays industrialisés, les calculs sont le plus souvent rénaux, surtout chez les adultes touchant deux hommes pour une femme et sont principalement des oxalates de calcium.
On considère qu’en France par exemple, 100 000 personnes par an peuvent être atteintes de lithiaseurinaire.

MODE DE REVELATION DE LA LITHIASE URINAIRE

• Colique néphrétique
• Lombalgie mal latéralisée
• Douleur abdominale, vésicale ou génitale
• Hématurie macro ou microscopique
• Infection urinaire
• Anurie lithiasique dans le cas de rein unique ou lithiases bilatérales
• Infection rénale chronique
• Hypercalcémie
• Découverte fortuiteLA COLIQUE NEPHRETIQUE

La douleur de la CN est due à l’étirement violent des fibres nerveuses sensitives de la capsule rénale, notamment dans sa portion entourant le bassinet, sous l’effet de la distension des cavités pyélocalicielles en amont de l’obstacle lithiasique.
La CN est également due aux contractions spasmodiques de l’uretère qui luttent contre l’obstacle. L’interrogatoire retrouvesouvent un facteur déclenchant : voyage en voiture, en train, des efforts physiques inhabituels, une restriction hydrique ou à l’inverse une cure de diurèse.
Les douleurs sont habituellement à type de torsion avec un début brutal, d’emblées extrêmes et très intenses. Elles siègent dans la fosse lombaire ou l’angle costo-vertébral avec une irradiation antéro-inférieure vers la racine de la cuisseet les organes génitaux externes.

Les signes associés sont :

• L’agitation du fait de l’impossibilité de trouver une position antalgique
• Les signes digestifs : nausées, vomissement, constipation (iléus réflexes)
• Les signes urinaires: pollakiurie, impériosité, dysurie ou rétention aiguë

Signes de gravité de la CN :

1. Température supérieure à 38°C. Elle traduit unerétention d’urine purulente au-dessus de l’obstacle. Les risques sont l’abcès du rein et la septicémie d’origine urinaire.
2. Anurie. Elle traduit un obstacle bilatéral ou le plus souvent unilatéral chez un patient ayant un rein unique anatomique ou fonctionnel. Il s’agit d’une insuffisance rénale aiguë obstructive.
3. Etat de mal néphrétique. Il s’agit de la persistance douloureuseaiguë ou de la répétition fréquente des crises malgré un traitement médical bien conduit (restriction hydrique, anti-inflammatoire, antalgique). Cet état s’observe en cas d’hyper diurèse pendant la crise (boisson, perfusion, UIV). Le risque est la rupture de la voie excrétrice (disparition des douleurs, défense lombaire et péritonéale, fièvre à 38,5°C).

Traitement de la colique néphrétiqueUne CN non compliquée ne nécessite pas d’hospitalisation. Cependant, l’intensité de la douleur conduit souvent le médecin à adresser le malade aux urgences pour faciliter le traitement antalgique.
Le traitement de la CN repose sur les AINS. Leur efficacité s’explique par la baisse de la filtration glomérulaire secondaire au blocage de la synthèse des prostaglandines. Il en résulte unediminution du volume urinaire et une baisse de la pression dans les voies excrétrices, d’où une diminution de la douleur. La restriction hydrique suit le même but et doit être poursuivie tant que la douleur n’a pas cédé. Des antalgiques (allant jusqu’à l’utilisation de Morphine) peuvent aussi être donnés ainsi que des antispasmodiques.
Il faut surveiller la diurèse et la température. Les urines sonttamisées pour récupérer le calcul en cas d’émission.
Le bilan initial comporte un ECBU, une bandelette pour le pH, une créatinémie, une calcémie, une phosphorémie et une uricémie.
Par la suite, un bilan radiologique peut être fait.

En cas de CN compliquée, une sonde de néphrostomie peut être mise en place par une radiologue ou une sonde en double J peut être montée par voie rétrograde afin de...
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