Litteraire

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  • Publié le : 22 septembre 2010
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Comme la plupart des filles de mon âge, j’ai longtemps rêvé ma vie sentimentale : un garçon pas vraiment fait pour la vie à deux, une rencontre, un coup de foudre. Plus tard, ce fantasme hollywoodienfut tempéré par des prises de conscience momentanées, de furtifs retours dans le pessimisme ambiant de la réalité. Mais, l’illusion du Grand Amour reprenait rapidement sa place dans mon esprit, enfait à chaque fois qu’un beau garçon ne se décide de souffler le chaud puis le froid sur la relation – d’abord amicale – que l’on partageait. Souvent, les douces convictions d’un béguin possibleretombaient lourdement et les crétins vantards que j’idéalisais alors, redevenaient des crétins vantards avides de reconnaissance et d’idolâtrie de la part du sexe faible.

Les années passant, je devenaisplus méfiante à l’égard de mes amourettes délirantes. Je rêvais toujours certes, mais j’arrivais assez aisément à mettre en balance le pour et le contre. Et au final, le contre l’emportait toujours.Alors je me laissais aller à des aventures éphémères qui me faisaient vibrer sans trop y croire. Le pessimisme ambiant me gagnait peu à peu et mes pieds ne décollaient que rarement de terre. Ma viene se résume heureusement pas qu’à cela. Et je poursuivais mon petit bonhomme entre mes amis et mes études.

Un vendredi soir de janvier, alors qu’un air glacial enveloppait la capitale, je medirigeais d’un pas rapide vers le nouvel appartement d’Antoine, qui comptait fêter dignement son installation dans le quartier latin. La soirée battait son plein quand je fis mon entrée. Spectaculaire enquelque sorte puisque à peine entrée dans le salon, je me prenais les pieds dans les fils de la sono créant malgré moi un blanc pesant pour accompagner ma chute. C’est alors qu’à travers les riresgoguenards de l’assemblée, je vis une main amicale se tendre vers moi. « Rien de casser ? » me demanda le propriétaire de la main. Il était souriant – très – peu être que malgré lui, il n’arrivait pas...
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