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  • Publié le : 21 novembre 2011
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Benjamin Péret, né le 4 juillet 1899 à Rezé, décédé le 18 septembre 1959 à Paris, fut un écrivain surréaliste avec une « fourchette coupante à cliché ». Il est connu sous plusieurs pseudonymes : Satyremont, Peralda et Peralta.
Sa mère fait engager cet adolescent rebelle comme infirmier au cours de la Der des Ders. Il se révèle être un potache doué d'un humour carabin.
En 1921, dadaïste adeptedu mauvais goût, il participe au procès contre Barrès, propagandiste de la terre, des morts, de la patrie. Péret joue le rôle du «soldat inconnu», revêtu d'une capote de soldat français mais parlant allemand.
En 1922, il rencontre Robert Desnos et les surréalistes avec lesquels il se lance dans l'écriture automatique, dont la syntaxe saugrenue de la phrase bouscule les conventions du langage, etnotamment les proverbes.
Il la leur restitue par le calembour, la contrepèterie, le renversement de l'ordre usuel des mots dans la phrase. Par exemple: « Je me demande un peu : qui trompe-t-on ici ? Ah ! je me trompe un peu : qui DEMANDE-t-on ici ? ».
Péret est un des poètes surréalistes les plus singuliers : virtuosité de l'écriture automatique, luxuriance baroque des images (relancéesinfiniment par un emploi unique de la proposition relative), humour burlesque désacralisateur, audace transgressive. La poésie de Benjamin Péret s'inscrit dans le surréalisme du plus haut vol, sous le signe ascendant de l'abondance, de la liberté.

Biographie

Brésil

En 1928, il épouse la cantatrice brésilienne Elsie Houston, et fait la connaissance de Mario Pedrosa, son beau-frère, qui vient desouscrire aux thèses de Trotski. Au Brésil, où il séjourne de 1929 à 1931, il s’invente une sorte de nouvelle vie qui fait de lui simultanément : un oppositionnel de gauche, un poète reporter curieux des rituels de la macumba et du candomblé, un correcteur, un père de famille (son fils, Geyser, naît le 31 août 1931) et un prisonnier politique. Péret est finalement expulsé comme « agitateurcommuniste » par le gouvernement de Getúlio Vargas. Revenu en France, il est membre de L’Union Communiste après avoir adhéré en 1925 au PCF. Il s'en éloigne ensuite pour se rapprocher peu de temps après de Grandizo Munis.

Espagne

En 1936, il se rend en Espagne auprès des républicains en tant que délégué du POI (Parti Ouvrier Internationaliste), qui pour une brève durée avait uni les différentscourants trotskistes. Il se bat dans les colonnes du POUM[2], puis, déçu par les dissensions internes de l'extrême gauche antistalinienne[réf. nécessaire], Péret rejoint les anarchistes de la "colonne Durutti" et dirige une unité qui combat sur le front de Teruel.[3] À Barcelone, il rencontre la peintre Remedios Varo et se marient.
Revenu en France, il est emprisonné en mai 1940 à Rennes pendanttrois semaines au motif de reconstitution de ligue dissoute (trotskiste) puis libéré sous caution par les nazis qui viennent d'occuper la Bretagne. Rentré à Paris, il glisse de très belles coquilles dans un journal collaborateur tout en dirigeant les premières réunions du groupe La Main à plume avec Robert Rius. Le froid et la faim le poussent à quitter la capitale pour Marseille où il se réfugieen mars 1941, il travaille un temps à la coopérative Le Croquefruit.

Mexique

À Barcelone, Péret a rencontré la peintre espagnole Remedios Varo et l'épousera en 1946. Lorsque les Surréalistes fuient les nazis, Varo et Péret partent pour le Mexique en 1941. (Ils se sépareront ultérieurement.) Péret reste de 1942 à 1948 au Mexique dans des conditions financières difficiles, mais est fascinépar l’art maya et les mythes et légendes des sociétés précolombiennes. Il entreprend une vaste anthologie qu’il termine peu de temps avant sa mort. Il rédige Le Déshonneur des poètes (1945), un pamphlet en réponse à L'Honneur des poètes (1943), contre les versificateurs (dont Paul Éluard et Aragon) qui se firent les hérauts du patriotisme (Voir la thèse de l'« internationalisme » soutenu par les...
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