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  • Publié le : 16 mai 2010
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Dans un monde où le libéralisme et l’ouverture des frontières pour le libre échange et le déplacement des personnes et des bien sont les maîtres mots de l’actualité internationale, on assiste à une vague de retour au communautarisme et de repli sur soi sans précédent dans l’histoire humaine ; cette vague se base sur la suprématie d’une identité sur les autres et même sur les droits universaux.Alors pour contrer toute forme de réformes ou de réflexions qui avanceraient l’humanité dans le sens du progrès et de la tolérance, on brigue le drapeau de la spécificité identitaire pour préserver l’ordre établi, voire revenir à un idéal historique révolu et dépassé par la logique même de l’histoire.

Le Maroc n’échappe pas à ce constat. Depuis toujours deux courants se sont partagé le terrainde la réflexion sur son devenir : le premier voyant des conflits et des complots partout, au point d’en faire le moteur de l’histoire dans cette région du monde, et c’est le plus dominant sur la scène, mais pas le plus influent .
un deuxième essayant de faire la part des choses, en appelant , au moins, à ne pas prendre de parti avant de questionner la réalité de la société, c’est à dire rendrecompte de ce que pensent et vivent les gens intéressées, avant d’émettre un jugement qui pourrait fausser la prise de décision concernant des sujets décisifs et sensible tels que la situation sociolinguistique au Maroc et le devenir des langues .

En effet, bon nombre d’études et de recherches ont essayé de rendre compte de la situation sociolinguistique au Maroc, en adoptant une approche «généralisatrice ». Ces études qu’on dit « macro », et qui prétendent faire des constats sur la situation au Maroc dans sa globalité, ne peuvent pas aboutir à des résultats fiables et vérifiables sur le terrain, sans oublier les tendances politiques et les préjugés de leurs auteurs qui influencent et orientent ces études dès leurs premiers pas. Ainsi l’approche conflictuelle du champs des langues auMaroc, n’est que le reflet de la situation politique dominante dans ce dernier ; c’est une politisation d’un champ qui devait rester du sort de la recherche scientifique objective, qui fait des constats et propose des solutions, dans l’intérêt de tout les marocains, et non pas à chercher une place à une tranche de la population qui se sent biaiser dans ses droits politiques et économiques. S’il estvrai que, dans la politique, tout les coups sont permis, le champ, ô combien sensible des langues, dans une société aussi plurielle que la notre, est une arme à double tranchant, et difficilement maniable.

Mon travail porte sur le contact des langues à Khemisset. en essayant de rendre compte de la situation sociolinguistique régnant dans cette ville, nous espérons contribuer à la description de laréalité langagière au Maroc dans cette partie du monde et dans cette période de son histoire. A travers une étude ciblée et limitée dans l’espace et le temps, nos allons essayer d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :
• Quelles sont les langues en présence à khémisset ?
• Quel est le statut de chaque variété langagière à khemisset ?
• Y’a-t-il conflit ou contact deslangues dans cette région ?
• Quels rapports entretiennent les locuteurs khmissi avec leurs langues ?
• Comment le locuteur de cette localité se représente-t-il les langues en présence ?
• Comment se définit-il au niveau sociolinguistique ?
• Y’a-t-il des traits stigmatisés ou valorisés par ce locuteur ?
• Les changements d’espace (quartier, ville) influence-t-ils le comportement langagier deskhmissis ?
• L’arabe dialectal marocain en usage à khémisset, a-t-il des spécificités locales ?
• Le statut social du locuteur khmissis influence-t-il son comportement langagier ?
• A-t-on recours aux différentes variétés, dans différentes situations, de façon arbitraire ou consciente et réfléchie ?

A travers ces questions et bien d’autres, nous essayerons de mettre l’interlocuteur au centre...
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