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  • Publié le : 16 septembre 2010
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Une scène qui fait apparaître deux personnages antithétiques : Jean et Bérenger, et l’on remarque que le nom de l’un contient l’anagramme de l’autre, en inversant l’ordre des sonorités.Plusieurs traits de caractère vont les opposer : Bérenger est invité à des fêtes, se livre à des « libations », Jean n’est pas invité. De même, Jean réagira « avec vivacité » à l’irruptiondu rhinocéros, Jean étant plus flegmatique, il reste « endormi, sans rien dire ».

· Ce passage constitue également un brillant exemple d’actions simultanées, procédé qui, sansse vouloir réaliste, procure l’illusion du réel au théâtre. Plusieurs groupes distincts vont évoluer sur la scène : celui de l’épicerie, comprenant, l’Épicière, l’Épicier, ainsi que leVieux Monsieur et le Logicien qui se maintiennent aux alentours ou à l’intérieur du magasin ; il y aussi le groupe du bar, comprenant Jean, Bérenger, la Serveuse, le Patron du bar. La ménagèrerestera au centre de la scène, et sera rejointe à la fin de l’extrait par l’Épicier et le Vieux Monsieur. L’auteur l’appelle aussi la Dame, ce qui risque de désorienter le lecteur privéde la représentation.

· Ces trois « scènes » séparées sont en fait réunies par les bruitages qui confèrent une unité à l’ensemble. On peut classer ces sonorités en deuxcatégories :

§ Occurrences d’humanité ; cris en voix « off », dont une voix sera identifiée comme celle de la ménagère apparaissant à gauche et s’arrêtant « au milieu du plateau », « pasde gens qui fuient ». L’auteur précise qu’il s’agit d’un « arrière-fond sonore ».

§ Occurrences d’animalité, le matériau sonore étant constitué de « souffle de fauve », « courseprécipité », « barrissement », etc., et devenant si intense qu’il finit par recouvrir totalement les voix humaines : Bérenger « remue les lèvres ; on n’entend pas ce qu’il dit...
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