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  • Publié le : 25 novembre 2014
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Introduction

Durant ces dernières années, le Maroc a fourni un effort considérable afin de se doter d’infrastructures de transport au niveau des standards internationaux.
C’est ainsi que des infrastructures portuaires, aéroportuaires, autoroutières, routières et ferroviaires ont connu des développements notoires. Il va sans dire que cet effort n’aurait pas permis l’atteinte des objectifsescomptés sans la réforme du secteur des transports, tous modes confondus, et notamment le transport ferroviaire, d’autant plus que le Maroc, pays traditionnellement ouvert, ne pouvait rester insensible aux contraintes et défis imposés par l’amplification du phénomène de la mondialisation.
Le réseau des chemins de fer marocain est aujourd’hui l'un des plus modernes d’Afrique. Son développement estpourtant extrêmement complexe du fait de l’histoire du pays. Le choix des écartements, les tracés, et certaines décisions lourdes de conséquences telles que l’électrification ont souvent eu des motivations politiques.
Dans un premier lieu on va essayer le contexte historique de ce mode de transport pour examiner en deuxième lieu le réseau actuel ainsi que les projets de grandes ampleurs en coursd’exécution.















I) Le Transport ferroviaire au Maroc : Contexte historique.
1) Les premières apparitions du rail au Maroc :
Si le Maroc peut se targuer d’être l’un des premiers pays du continent africain à disposer d’un chemin de fer, celui-ci n’a qu’une existence éphémère. Pendant près de 60 ans, les tentatives pour implanter le rail vont se succéder, ne débouchantque rarement sur des réalisations concrètes.
Le tout premier chemin de fer marocain voit le jour dans le nord du pays en 1859. Il relie Tétouan à l'oued el Marchi (Rio Martin) et est construit par les espagnols à l'occasion de la guerre qui les oppose au royaume chérifien et qui se termine par la signature du traité de Tétouan le 26 avril 1860. À vocation purement militaire, ce chemin de fersemble avoir été fermé et démonté dès 1862.
Quoi qu'il en soit, il s’agit là de l’une des premières apparitions du rail sur le continent africain, seule l'Égypte ayant jusqu’alors tenté l'expérience.
La conférence d'Algésiras permet à la France une plus grande ingérence dans les affaires marocaines. Au début de l’année 1907, une petite ligne en voie métrique est construite pour la desserte duchantier de construction du port de Casablanca. Trois locomotives y sont utilisées.
Comme ce fut le cas en Chine, ce chemin de fer sert de prétexte à diverses manifestations de xénophobie et provoque une crise grave. Le 30 juillet 1907, « sous prétexte qu’une voie de Decauville longe le marabout de Sidi Belyout et que son trafic trouble le repos des morts du cimetière voisin », huit ouvriers européensdu chantier sont assassinés par la population. Cet épisode constitue le début des « événements de Casablanca », qui provoquent une intervention directe et musclée des troupes françaises et espagnoles, et à plus long terme l’établissement d’un protectorat sur le Maroc.
2) La politique internationale dicte le choix d’écartement :
L’ouverture du Chemin de fer de la Chaouïa suscite bien desespérances. Une Union des mines marocaines sollicite bientôt le ministre des affaires étrangères pour sa transformation en voie normale. Ce dernier s’en ouvre à son collègue de la guerre le 11 mai 1910. Celui-ci refuse en octobre, prétendant que cela soulèverait des difficultés financières, internationales, et même… parlementaires ! L’affaire ne s’arrête pas là. Le 17 octobre, c’est l’état-major quisoumet son propre projet de transformation de la ligne de la Chaouïa et le qualifie d’urgent, estimant que « le fonctionnement de cet instrument donne lieu à de nombreuses critiques : rendement normal insuffisant et souvent presque nul, déraillements fréquents, impossibilité de le porter à une exploitation intensive en cas de besoin, vitesse à peine supérieure à celle des charrois, etc. ».
En...
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