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André Durand présente

Jules VALLÈS
(France)
(1832-1885)

[pic]
| |
|Portrait de Jules Vallès par Gustave Courbet |

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
qui sont résumées et commentées.

Bonne lecture !

Né au Puy-en-Velay le 11 juin 1832, il eut une enfance malheureuse,déchirée par l'image du père. Il subit les duretés et les ridicules de sa famille, l’oppression du système scolaire. Il vécut à la campagne et le souvenir de la terre demeura vivace dans son esprit et dans son jugement : «Mon berceau fut au pied des montagnes, je suis moitié Auvergnat, et moitié Cévenol. J'aime la ville parce que j'y ai beaucoup lutté, un peu souffert, que j'ai des revanches àprendre. Mais je tiens par les racines à la terre des champs». Il se souvenait de la course des saisons, des nuances végétales, et du soleil ou de la neige par-dessus l'arbre et l'herbe. En 1848, il vit passer, tristes et enchaînés, en route vers le bagne, les vaincus de la révolution de juin.
Cependant, doté de brillantes qualités intellectuelles, il remporta des succès scolaires à Saint-Étienne età Nantes, il montra toujours beaucoup de curiosité pour les choses de l'esprit, fréquenta assidument les cabinets de lecture et les bibliothèques, acquit une soculture classique qui, n'en déplaise à, Brunetière, était solide, fit des essais littéraires tenaces et discrets, durant de nombreuses années, pour atteindre à la maîtrise du style. Comme tout jeune homme mordu par l'ambition littéraire,il a longtemps hésité avant de trouver le genre le mieux adapté à son génie si étrangement personnel. Tour à tour, et avec des fortunes diverses, il s'essaya dans la poésie, dans le théâtre, dans la chronique, dans le pamphlet et dans le roman.
Arrivé dans la capitale à l'âge de seize ans, Vallès avait connu la République bâtarde de Louis-Napoléon Bonaparte, le Coup d'État, le Second Empire avecses guerres et ses fastes, les désastres de 1870 et les drames de la Commune
Venu à Paris pour se consacrer aux lettres, l'adolescent hanta le pavé, mangea le pain amer de l'infortune citadine, côtoya les irréguliers de la grande ville. À peine arrivé au quartier Latin, il fit de la politique et des vers... Et c'est dans l'ordre : il serait fâcheux qu'un provincial fraîchement débarqué sur lepavé parisien ne sacrifiât point à ces deux passions de la jeunesse intellectuelle. Il est vrai que le Deux Décembre déflora bientôt les illusions de ce révolutionnaire mélancolique. Combien de vers produisit-il? Dix mille ou presque, dont il ne reste que de banales épaves. Mais il comprit lui-même la vanité de ses projets, et démissionna, jeune encore, de la carrière poétique.
Ayant échoué dans legenre poétique, Vallès risqua sa chance dans le théâtre. Mais, dans ce genre encore, son insuccès fut complet : soit qu'il ne parvînt pas à nouer une intrigue, soit qu'il versât trop souvent dans l'extravagance ou dans le paradoxe, soit, enfin, qu'il ne réussit jamais à sortir tout à fait de lui-même, à insuffler la vie à des personnages vraiment autonomes.
C'est comme chroniqueur que Vallèsconnut ses premiers succès. La chronique, avec son cadre, sa technique, son objet, répondait mieux, en effet, à son tempérament, elle lui laissait plus de liberté dans le choix des sujets ; elle s'accommodait fort bien du pittoresque, de l'ironie et de la confidence ; elle permettait à son audace révolutionnaire plus de licence, du fait même qu'elle passait pour anodine aux yeux des censeurs. Dès 1857,au “Présent”, la signature de Max apparaissait fièrement à côté de celles de Baudelaire et de Leconte de Lisle ; mais c'est au “Figaro” que s'épanouit, de 1858 à 1868, son talent. Il collabora aussi à “L’événement” où écrivait aussi Émile Zola.
Mais il se lassa bien vite de son métier d’«amuseur du boulevard». Mais, déjà, encouragé par ses triomphes, Vallès ne voulait plus se contenter du...
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