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  • Publié le : 5 juin 2011
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QUELART Pour le jeudi 31 mars
Victoria
1ère S2
DEVOIR MAISON DE FRANÇAIS :
Sujet d’invention

Préface :

La mort et le deuil sont des thèmes récurrents en littérature, que l’on retrouve de tout temps. Et pourtant l’être humain reste fasciné par la mort parce qu’il ignore tout dece qui la suit.
Pour mieux vivre son deuil, l’Homme a besoin de trouver un moyen de conserver la personne disparue, de l’immortaliser dans sa mémoire, par le biais du papier et de l’encre bien souvent. En effet, il est parfois nécessaire de soigner les maux par les mots et il est bien plus aisé d’écrire ce que l’on ressent plutôt que de l’exprimer à haute voix.
Toute personne ressent, ou dumoins a déjà eu l’occasion de ressentir, une certaine nostalgie. Nous subissons notre destin et notre souffrance. Cependant chaque individu a des remèdes différents contre la fatalité, et la poésie, lue ou écrite, demeure un moyen privilégié et gracieux d’atténuer ces douleurs, de purger le mal qui nous ronge ou de combler un manque.
Il est important de signaler que l’anthologie, que vous tenezentre vos mains, réunie des poèmes, qui ont chacun une histoire, un passé et un auteur, emprunt d’une certaine angoisse ou en deuil. Les poèmes de ce recueil sont liés par un thème commun : la perte d’un être cher. Il est alors intéressant de découvrir de quelle manière les artistes, qui ont employé la poésie comme exutoire, et qui à défaut de dominer la mort maîtrisent les mots, expriment lemalheur qu’ils ont subi.
Le fait de mettre des mots sur ce que l’on ressent permet une certaine évasion vers l’inconnu, on confit à notre destinataire une part de nous, de notre vie que l’on souhaite partager. Ainsi, le poème de Paul Eluard qui ouvre notre recueil, « Notre vie » extrait de Le Temps déborde de 1947, relate le chagrin que l’auteur éprouve à la mort de sa femme Nush, sa vie, qui est àprésent bouleversée sans elle. Le poète touche les lecteurs à travers ses vers de par le fait que son épouse et lui ne formaient qu’un et que la mort de sa moitié entraine la sienne lentement mais sûrement. Il s’adresse à sa bien-aimée et lui confesse ce qu’il n’a pas eu l’occasion de lui dire auparavant afin de lui montrer que sans elle sa vie n’est que silence de mort, il clôt en effet son poèmeainsi : « Mon passé se dissout je fais place au silence. ».
D’autre part, certains poètes montrent, par le biais de leurs œuvres, à quel point il est difficile de se remettre d’une tragédie lorsqu’on perd son sang, sa vie. Comme Victor Hugo dans le second poème de cette anthologie, « Demain dès l’aube… » issu de la partie Pauca Meae ( en latin Quelques vers pour ma fille ) du recueil LesContemplations, partie consacrée à sa fille aînée Léopoldine décédée accidentellement en 1843. A travers ce poème, on peut percevoir le courage d’un homme, qui suite à la mort de sa fille, s’engage dans un « voyage » où rien ne peut l’arrêter. Les premiers alexandrins nous plongent au cœur de ses intentions, mais elles ne sont révélées vraiment qu’à la fin du poème. En effet, la destination du poète n’estautre que la tombe de sa fille, sur laquelle il devra se rendre le jour suivant la composition de ces quelques vers, et où il devra fatalement affronter la dure réalité. Ce second poème trouve donc tout à fait sa place dans cette anthologie et témoigne du courage et de l’espoir que peut procurer l’écriture poétique en plus de sa fonction purgative.
Le poème de Verlaine, « Un veuf parle », tiré deson œuvre Amour et datant du XIXème siècle, retrace quand à lui la mort de sa femme Mathilde et de son enfant, c’est en quoi il s’accorde à merveille avec les autres poèmes de notre ouvrage. On peut voir que les mots ne suffisent pas à exprimer l’ampleur de la souffrance dont l’auteur est victime, mais l’artiste la transmet tout de même de façon douce et soignée. C’est une confession faite à...
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