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  • Publié le : 22 mai 2010
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Y a t-il une fin de l’histoire ?

La fin renvoie en un sens général au terme d’un événement, de quelque chose qui s’est inscrit dans le temps. La fin d’une histoire est la fin des événements qu’elle a mis en scène, la fin des péripéties. Elle marque la fin d’une unité de sens qu’est le récit. Une histoire se caractérise alors essentiellement comme un récit qui a un début et une fin et c’estparce qu’il a un sens que la fin peut arriver. La fin de l’histoire est identifiée parce que l’on comprend qu’elle est la suite logique du récit et qu’il n’y a rien à ajouter pour que le récit ait atteint sa finalité. C’est un second sens du mot fin qui apparaît, intimement lié au premier, qui désigne le but, l’objectif de l’histoire. C’est cette finalité qui dicte l’enchainement des événements, quijustifie qu’on les raconte dans un ordre bien précis. La fin semble alors indissociable de la notion d’histoire comme suite d’événements chronologiques ayant une signification et une orientation. Elle est la conséquence d’une suite d’événements qui s’inscrivent dés lors dans une chaine causale. La fin-terme de l’histoire devient alors l’atteinte de la finalité de celle-ci.
Lorsqu’ on parle del’histoire, on ne désigne pas une histoire. L’histoire désigne l’ensemble des événements passés jusqu’ au présent, d’un point du vue purement factuel. Elle est un enchainement de faits sans liens entre eux, chaotiques et sans forme mais l’étude de ces faits, par l’histoire comme science, organise ces événements et tout le travail de l’historien est d’interpréter ces événements pour leur donner unsens. L’histoire contrairement à une histoire racontée, n’a pas vocation à être un récit fictif ou du moins subjectif. Elle a vocation à l’universalité, celle de l‘histoire de l’humanité et pour parvenir à retracer cette histoire, l’homme doit se placer en observateur de celle-ci afin d’en avoir une vision la plus globale possible.
Une première interrogation est celle de l’objectivité del’histoire. D’un point de vue empirique, elle ne nous apparait pas comme ayant un sens et on peut se demander si l’étude de l’histoire ne conduit pas à lui donner artificiellement un sens qu’ elle ‘n aurait pas. L’histoire comme science étudie les faits historiques et fournit la matière permettant de penser une finalité de ces événements. Elle permet une pensée globalisante, unificatrice de l’homme quiinterprète des faits passés qu’il n’a pas lui-même vécu. Dés lors il apparait que la connaissance du fait historique, c’est à dire de l’événement qui « fait l’histoire » qui l’a fait progresser et évoluer, n’est qu’une connaissance a posteriori qui fait entrer une part de subjectivité dans la manière de présenter les événements et de les agencer. Cette étude permet d’abstraire une finalité del’histoire qui serait la raison d’être de tous les faits historiques. L’existence de cette finalité est nécessaire à l’affirmation d’une fin de l’histoire comme atteinte de cette finalité.
Dés lors, si l’on dit qu’il y a une fin de l’histoire comme finalité, finalité atteinte par la réflexion globalisante de l’homme sur les faits passés, il semble que l’on ne puisse dire que cette finalité s’est réaliséeeffectivement au moment où on l’affirme. La finalité est le but positif de l’action de l’homme et tant que cette finalité est pensée Elle est le moteur de l’action qui se poursuit. Tant que l’histoire a un moteur, elle n’a pas de fin et l’homme pris dans l’action ne peut pas constater l’atteinte de la finalité qui n’est pas un fait objectif. Il ne pourra le constater qu’a posteriori puisquel’atteinte de la finalité de l’histoire signifie la fin de la survenance d’événements qui font progresser l’histoire, la fin du « fait historique » qui, comme on l’a vu, n’est découvert qu’une fois réalisé.
Nous en arrivons alors à nous demander comment l’homme, composante de l’histoire, peut être conscient de l’atteinte d’une finalité qui le transcende.

L’homme composant de l’histoire peut...
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