Louise michel

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  • Publié le : 13 mars 2010
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Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne) est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris.

Elle grandit dans la famille des parents d'Étienne-Charles Demahis, qu’elle appelle ses grands-parents et où elle semble avoir été heureuse, faisant preuve, très jeune, d'un tempérament altruiste. Elle reçoit une bonne instruction et uneéducation libérale, lisant Voltaire et Rousseau.
À partir de 1851, elle poursuit des études à Chaumont3 où elle échoue le 1er septembre au brevet de capacité permettant d’exercer la profession de « sous-maîtresse » (qui correspond à « institutrice » dans la société actuelle). Brevet de capacité qu'elle n’obtient finalement que le 25 mars 1852 à Versailles. En septembre 1852, à 22 ans, elle crée une écolelibre à Audeloncourt où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris3. Fin 1854, elle ouvre une école à Clefmont et n'y enseigne encore une fois qu'une année3.
Intéressée par la littérature, elle publie plusieurs textes, et notamment des poèmes qu'elle signe sous le pseudonyme d'Enjolras. Dès le mois d’août 1851 elle aurait rencontré Victor Hugo5, un des personnages les pluscélèbres et les plus respectés de l'époque. Elle entretient avec lui une correspondance de 1850 à 18792, et lui adresse quelques poèmes. On prétend même qu’il lui aurait donné une enfant, Victorine, placée en nourrice à sa naissance5 ; cette hypothèse reste cependant très discutée. Victor Hugo la compare à « Judith la sombre Juive » et « Aria la Romaine » dans son poème Viro Major.
Elle s'introduit dansles milieux révolutionnaires et rencontre à cette époque Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Émile Eudes, collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple7. En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l'arrestation des blanquistes Eudes et Brideau3. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés desanarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers8. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.
Louise a quarante ans quand éclate la Commune de Paris ; elle y est très active. Selon une anecdote fameuse, le 22 janvier 1871,en habit de garde nationale, elle fait feu sur l'Hôtel-de-Ville3. Propagandiste, garde au 61e bataillon de Montmartre, ambulancière, et combattante, elle anime aussi le Club de la Révolution à l'église Saint-Bernard de la Chapelle1. Les 17 et 18 mars, elle participe activement à l'affaire des canons de la garde nationale sur la butte Montmartre3. En avril-mai, lors des assauts versaillais contrela Commune, elle participe aux batailles de Clamart, Issy-les-Moulineaux, Neuilly3. Sur la barricade de Clignancourt, en mai, elle participe au combat de rue dans lequel elle tire ses derniers coups de feu ; elle se rend pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place7. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir ses amis, parmi lesquels son ami Théophile Ferré (exécuté avec l’ancien ministrede la Guerre de la Commune, Louis Rossel), auquel elle fait parvenir un poème d’adieu : Les Œillets rouges. Elle réclame la mort au tribunal, et c’est sans doute en l’apprenant que Victor Hugo lui dédie son poème Viro Major. Entre 1871 et 1873, elle passe vingt mois en détention à l'abbaye d'Auberive (transformée en prison) et se voit condamnée à la déportation1. C’est le temps où la presseversaillaise la nomme la Louve avide de sang ou la Bonne Louise9. Elle est embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie

De retour à Paris le 9 novembre 1880, elle est chaleureusement accueillie par la foule. Elle y reprend son activité d’infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. En janvier 1887, elle se...
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