Lutte contre les violences faites aux femmes

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  • Publié le : 18 juillet 2010
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FORUM DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET AUX ENFANTS
THEME : LES VICTIMES DE VIOLENCES FACE A LA JUSTICE A ZIGUINCHOR
PAR SERIGNE ASSANE DRAME,PRESIDENT DU TRIBUNAL DEPARTEMENTAL DE ZIGUINCHOR.
PRESIDENT DE LA LIGUE REGIONALE DES DROITS DE L’HOMME DE ZIGUINCHOR

Monsieur le GOUVERNEUR de la région de ZIGUINCHOR,
Monsieur le Préfet du département de ZIGUINCHOR,
Monsieur lePrésident du Conseil Régional de ZIGUINCHOR,
Madame le Maire de la Commune de ZIGUINCHOR,
Madame la responsable nationale,
Monsieur le Procureur la République,
Madame la responsable de l’Antenne Régionale,
Chères autorités,
Chers participants, chers invités,
C’est assurément un signe des temps que la tenue d’assises sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants en cedébut du troisième millénaire.
Et pourtant ce n’est pas un phénomène récent car la violence est probablement la plus vieille manifestation des instincts de l’homme.
Si les luttes, les guerres et les affrontements ont ponctué l’histoire de l’humanité, la violence du 21e siècle revêt quant à elle un caractère nouveau et à vrai dire paradoxal que ne peuvent méconnaitre ni le moraliste qui réfléchitsur la conduite humaine, ni le politique qui prétend la guider, encore moins le juge gardien des droits et des libertés.
Mais qu’est ce que la violence ?
La violence traduit une contrainte, l’usage de la supériorité. La violence n’est pas UNE mais MULTIPLE. Mouvante et souvent insaisissable, toujours changeante, elle reflète suivant les lieux, les époques, les circonstances voire les milieux,des réalités très différentes.
Il y a des violences tolérés tels que les rites, et d’autres comme la violence criminelle qui ont toujours paru intolérable parce que portant atteinte à l’intégrité physique et à la morale.
Ainsi présentée, la notion de violence est large et flou ; il convient de le définir sur le plan littéraire puis sur le plan juridique.
Du point de vue littéraire elle estdéfinie par le dictionnaire LAROUSSE comme une contrainte exercée par une personne par la force et l’intimidation. Elle suppose un rapport de force entre celui qui l’exerce et celui qui la subit ; les sens du mot se réfèrent à l’idée mère d’une force qui entre en conflit avec un ordre ou une mesure.
Du point de vue juridique, la violence est l’atteinte exercée volontairement et brutalement par unepersonne humaine contre l’intégrité physique d’une autre personne. A coté de la violence physique il y a la violence morale qui se réfère souvent au concept d’autorité. Elle est plus insidieuse et LAROUCHE disait que «  la violence connait des raffinements que malheureusement aucun certificat médical ne peut attester ».Ainsi La violence s’adresse indéniablement à un être humain.
La violence faitesaux femmes est constituée par tout acte de violence fondé sur l’appartenance au sexe féminin causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles et psychologiques.
La loi réprime toutes les atteintes à la vie de la personne et à son intégrité physique ou psychique. L’homme, la femme, l’enfant sont protégés contres toutes atteintes à la vie, àl’intégrité, aux libertés.
En effet, il n’y a guère longtemps, la femme comme l’enfant étaient considérés non comme une personne mais plutôt comme une propriété les rangeant dans la catégorie des incapables.
C’est l’époque ou l’historien FLAVIUS JOSEPHE pouvait écrire : «  la femme, selon la loi, est inférieur en toutes choses. Aussi doit-elle obéir, non pour s’humilier mais pour être dirigée »
Cettesituation, fort heureusement, a connu depuis une évolution historique à laquelle le SENEGAL, fidèle à sa tradition humaniste, n’est pas resté insensible.
Ainsi le principe de l’égalité de tous les citoyens déjà énoncé dans les précédentes constitutions de notre pays a été réaffirmé avec davantage de force dans la dernière loi fondamentale de 2001.
Sur le plan institutionnel, on assiste à...
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